invention – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr innovation collaborative Thu, 11 Jan 2018 15:20:48 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/codesign-it-ventures.fr/wp-content/uploads/2015/08/Co_logo_small.png?fit=32%2C32 invention – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr 32 32 110756974 Le jour où j’ai parlé dauphin… http://codesign-it-ventures.fr/2018/01/02/le-jour-ou-jai-parle-dauphin/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-jour-ou-jai-parle-dauphin http://codesign-it-ventures.fr/2018/01/02/le-jour-ou-jai-parle-dauphin/#respond Tue, 02 Jan 2018 16:28:06 +0000 http://codesign-it.com/?p=1455 [...]]]> Rémi Sabouraud, membre de Codesign-it!, a introduit cette séance en déclamant un poème en alexandrins ; très rafraîchissant en cette première journée de canicule estivale !

Rémi est convaincu que la créativité est une compétence qui se travaille et en tant que codesigners, cette habilité fait partie de notre écologie personnelle, notre discipline de travail.

Nous avons donc cheminé au travers de plusieurs exercices visant cet apprentissage et en parallèle, nous avons expérimenté ce que l’on appelle le flow.

Le flow, c’est une sensation étrange d’harmonie de groupe parfaite, un moment où le temps n’existe plus, des instants où la concentration et l’engagement sont tels que rien ne pouvait nous distraire.

Le flow c’est aussi une histoire de courbe, d’énergie montante et descendante.

De son expérience professionnelle, Rémi nous indique que le flow se produit quand 8 éléments sont réunis :

Pour citer Rémi : « le facilitateur c’est comme un funambule sur une ligne oscillante » et c’est ce à quoi, en tant que facilitateur, nous sommes amenés à faire face en situation de modération.

Ça sera donc le thème de notre après-midi, muscler notre créativité, expérimenter l’inattendu, et constater les effets produits sur le groupe grâce à un ingénieux système de monitoring conçu par Greg et Rémi.

 

Tout a commencé par une stimulation, drôle, décalée et ludique, extraite du film OSS 117, une scène où des noms franchouillards à souhait, sont égrenés de manière totalement absurde pendant près d’une minute.

C’est à notre tour de se dire « bonjour » de cette manière, deux par deux, on ne triche pas, on ne prend pas les noms de nos proches, la consigne donnée est d’inventer !

Je me rends compte que plus on avance dans l’exercice, plus les techniques de créativité apparaissent presque naturellement et qu’en cassant les paradigmes tacites d’une recherche créative, on arrive à sortir des sentiers battus assez facilement et rapidement :

  • Analogies : Dubois, Dutilleul, Duhêtre, Duroseau, Dubuffet, Delaporte, ….
  • Modification : Dulitteul, Dusoreau, Duffubet….
  • Combinaison : Infectédelavérolle, Tuéparomicide…

Cette forme de créativité, sous contrainte, laisse ensuite la place à une autre technique, plus libre, bien qu’étant modérée : le rêve éveillé.

3 participants « cobayes » étudiants du D.U., acceptent de jouer le jeu, ils sont allongés au sol, les yeux fermés, et se laissent embarquer dans leur récit par Rémi.

Ils parlent à voix haute et imaginent ensemble quel serait le futur du DU.

Peut-être plus difficile à mettre en œuvre, en contexte d’entreprise ou dans des situations où les participants se connaissent moins bien, il me semble que cette technique doit faire l’objet de plus de précautions dans sa mise en place, je constate toutefois que le pouvoir de l’inconscient au service de la génération d’idée a fait son œuvre rapidement et s’est montré diablement efficace (…vous avez déjà parlé le dauphin ?!)

Sans transition ou presque, Rémi nous offre une nouvelle stimulation à partir d’une courte vidéo de Serge le mytho.

Et par groupe de deux, nous inventons à notre tour des histoires abracadabrantesques. Je prends cela comme un jeu, je le trouve drôle et stimulant quand se livre alors une forme de compétition induite sur le thème de « celui qui racontera la plus grosse c… ».

Au-delà d’une application directe en exercice créatif de divergence, il est intéressant de noter que nous partons à la découverte du lâcher prise, de l’imagination.

L’exercice a la vertu de démontrer qu’il est possible, voir facile d’enjamber une situation d’inconfort avec pour seul outil un peu d’imagination, d’impertinence et de liberté de ton…

Bien échauffés, nous partons à la conquête de notre dernier défi.

Le groupe est divisé en 3 et chaque sous-groupe prépare 3 situations inattendues auxquels nous pourrions être confrontés en facilitation.

Par deux, nous répondons, le plus rapidement possible à cette situation en mobilisant notre imagination et notre capacité de rebond.

 

 

Dernière courbe, ou dernier virage, retour au calme pour la conclusion avec les œuvres magiques éphémères et oniriques d’Andy Goldworthy et les Variations de Goldberg de Bach interprétées par GlenGould qui ont pour Rémi un fort pouvoir d’inventivité et qui plongent chacun d’entre nous dans un moment personnel d’introspection et de réflexivité .

 


Restitution proposée par Sophie Mourey, participante du Diplôme Universitaire Codesign.

Merci à Remi Sabouraud pour cette riche intervention, et à Greg Serikoff pour sa facilitation !

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Aventure poétique autour du langage et des mots http://codesign-it-ventures.fr/2017/05/22/aventure-poetique-autour-du-langage-et-des-mots/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=aventure-poetique-autour-du-langage-et-des-mots http://codesign-it-ventures.fr/2017/05/22/aventure-poetique-autour-du-langage-et-des-mots/#respond Mon, 22 May 2017 17:29:10 +0000 http://codesign-it.com/?p=849 [...]]]> Deuxième jour de la deuxième session de mon DU Codesign. Jusque là les interventions type « témoignages de spécialistes poussant à la réflexion collective » se succédaient selon un process de « pédagogie inversée » commun, régulier, et surprenant. Ce matin Antonio Meza, (session sur le storytelling) nous disait : « une histoire, c’est le récit de quelque chose qui va changer »…

Cet après-midi, « les Commissaires Anonymes » nous proposent d’expérimenter les influences, de manière individuelle et collective. Cécile Roche Boutin et Mathilde Sauzet Mattei , avant même de se présenter, et nous laissant ainsi encore vierge de l’influence de leur parcours de leurs « compétences », nous donnent à vivre une première expérience :

Lire, écouter puis interpréter collectivement un extrait de la conférence d’André Gide, « De l’influence en littérature », de 1900. Nous nous arrêtons sur « s’éduquer, s’épanouir dans le monde, il semble que ce soit se retrouver des parents ». L’apologie du « recopiage » de Gide, toujours source de création puisque soumis aux influences qui nous entourent fait échos au témoignage de Cédric Defay, de la veille : après avoir pratiqué et encore pratiqué des centaines de fois la technique de Scan Focus Act de MG Taylor, Cédric se sent légitime à revendiquer sa propre technique « modèle général du changement », faite des différentes influences de son parcours…

Suite de l’aventure poétique de l’après-midi : découvrir l’œuvre de plusieurs artistes et réagir.

« bien faites / mal faites / pas faites » par Robert Filliou

Robert Filliou, qui invente le principe selon lequel les oeuvres « bien faites/mal faites/pas faites » ont le mêmes valeurs  ; Michel Foucault et ses « hétérotopies » bien ancrées dans le réel contrairement aux « utopies » , des lieux dans lesquels des femmes et des hommes expérimentent d’autres manières d’agir et de vivre ensemble ; Francis Alys qui parvient à trouver des moyens poétiques et inventifs pour donner à réfléchir à des sujets politiques ou économiques de notre société comme ces péruviens qui repoussent la dune dans le désert « when faith moves mountains »; le collectif Exyzt et son projet collaboratif à Cova do Vapor auquel ont participé les Commissaires Anonymes ou encore l’étonnante Josephine Kaeppelin et son processus créatif « appuyer sur pause » à partir d’un monochrome noir de 25 mètres de long, co-conception d’une œuvre entre l’artiste et un imprimeur embarqué à son insu dans l’aventure.

Ces artistes nous permettent de faire un « pas de côté », de prendre du recul, et de nous poser des questions pour explorer le sens de la question du jour…

C’est maintenant à chacun d’entre nous de tester la rencontre impromptue et d’en mesurer l’influence. Nous partons à l’aventure dans le quartier à la recherche de « la » rencontre qui apportera une pierre à l’édifice de notre projet, notre XP (expérimentation). Chacun se livre à l’exercice, depuis un banc, assis, en attendant la rencontre (qui ne vient pas si on la provoque pas un peu) ; en dépassant ses limites et en partageant le récit émue d’une octogénaire qui livre, contre toutes attentes, les aventures extraconjugales de sa jeunesse ; ou encore en vivant une rencontre qui ancre une conviction qui se forge depuis mon entrée au DU : prendre des risques, provoquer le changement, en accepter à la fois le danger et l’excitation ; faire confiance au groupe (comme celui qui rattrape au vol le randonneur dans le récit du matin avec Antonio ; où la jeune fille de la foire du trône rattrapée au vol) ; et puis faire confiance à la bonté de l’être humain, en plaçant au cœur de mon projet la solidarité, la coopération, le partage, thème qui ressort en permanence,encore, lors de mes discussions avec les restaurateurs du quartier.

Et si l’aventure que nous avons vécu était une performance collective poétique, elle aussi, déployant 25 humains dans un quartier à la rencontre de l’autre, de l’enrichissement mutuel ?

Le projet collaboratif à Cova do Vapor du collectif Exyzt

Pour finir, nous jouons à déplacer notre point de vue, notre centre de parole. Nous nous saisissons des objets déposés sur la table : une rallonge, une chaussure, une mappemonde, une toupie…et nous nous projetons dans ce que l’autre est en train de penser. Nous prenons les éléments en considération et prenons de la distance par rapport à notre idée. Changer de rôle et utiliser un objet pour penser la complexité peut aider à créer une position plus ouverte pendant un débat, plus empathique. Pourquoi ne pas adapter ce genre d’exercice à l’exploration des mots-clé et parfois réducteur des post-its, si souvent utilisés en session de codesign ?

Voilà l’heure de se quitter et l’exploration de l’après-midi prend fin. Quand nous collectons chacun nos 10 pages pour créer notre « documentation et archivage en temps réel » proposé par  les Commissaires Anonymes, je repense à la phrase de Yona Friedman cité par Véronique dans son pitch « accepter la part de l’imprévisible ». Qui aurait pu imaginer le cheminement de cet après-midi pour réfléchir aux influences ? Le DU Codesign n’a pas fini de nous surprendre.

Et la morale de l’histoire, Antonio ? Si nous prenions le temps de nous arrêter parfois et de réfléchir aux influences qui nous entourent pour relancer notre expérimentation permanente dans une direction (ou dans une autre) après « avoir appuyé sur pause » ?

Merci à Antonio Meza, Cécile Roche Boutin et Mathilde Sauzet Mattei pour leur intervention.

Restitution proposée par Cécile Decognier, participante du Diplôme Universitaire Codesign.

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