diversité – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr innovation collaborative Wed, 30 Oct 2019 13:44:55 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/codesign-it-ventures.fr/wp-content/uploads/2015/08/Co_logo_small.png?fit=32%2C32 diversité – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr 32 32 110756974 LE DIPCO DE CODESIGN-IT : LE COLLABORATIF UN INDISPENSABLE DE LA FORMATION ! http://codesign-it-ventures.fr/2019/05/14/le-dipco-de-codesign-it-le-collaboratif-un-indispensable-de-la-formation/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-dipco-de-codesign-it-le-collaboratif-un-indispensable-de-la-formation http://codesign-it-ventures.fr/2019/05/14/le-dipco-de-codesign-it-le-collaboratif-un-indispensable-de-la-formation/#comments Tue, 14 May 2019 14:47:26 +0000 http://codesign-it.com/?p=2454 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!

Le DIPCO de Codesign-it : le collaboratif, un indispensable de la formation !


Le DipCo, pour Diplôme Codesign, est le Certificat de Spécialisation Professionnelle de l’association Codesign-it en partenariat avec le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) et le CRI (Centre de Recherches Interdisciplinaires). Une formation continue sur l’innovation et la transformation collaborative dans les organisations et les projets complexes. Avec une méthode : apprendre en questionnant, apprendre en faisant, apprendre en partageant.

Le DipCo c’est le pari que la constitution d’une communauté apprenante de professionnels va permettre à chaque participant de développer ses compétences de facilitation, et pour le collectif de grandir dans sa compréhension des enjeux de l’innovation collaborative.

En chiffres il représente :  50-60 participants par an, 140 heures de formation soit 10 sessions de 3 jours proposées par an, 5 et 7 de ces sessions choisies par le participant pour obtenir son diplôme. 120 diplômés depuis sa création en 2015.

Une communauté apprenante de professionnels.

Le DipCo est destiné à tous. En tous cas, à toutes les personnes pour qui la question du collaboratif et la mobilisation des parties prenantes dans la gestion de projets complexes, est un enjeu. Et cela, à condition que le projet personnel ou professionnel du participant soit une opportunité pour la mise en pratique des apprentissages vécus pendant la formation.

« L’objectif est de diffuser au plus grand nombre les enjeux et l’intérêt de l’innovation collaborative. Nous voulons créer un terrain de jeu pour les participants. En les responsabilisant. Il faut qu’ils aient une possibilité de mise en pratique dans leurs environnements respectifs, de test dans leurs écosystèmes. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Un soin particulier est apporté au recrutement des participants, notamment pour assurer la diversité des profils et l’existence d’un projet personnel d’application des apprentissages.

« C’est la diversité des participants (un indépendant, un fonctionnaire de l’administration publique, un start-uper, un salarié d’une grande entreprise, etc.) du diplôme qui permettra de mieux comprendre et cerner les sujets abordés. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Une collaboration entre membres du collectif, participants au diplôme et intervenants externes.

Les membres du collectif sont les facilitateurs de chaque session. De manière général en trinôme, ils préparent la session dont ils ont la charge.

« Pour les membres du collectif, enseigner c’est apprendre. Chaque session est orchestrée et facilitée par les membres de Codesign-it! Elle est une occasion de prise de recul et de réflexivité ! La session est toujours codesignée avec deux ou trois participants. Pour eux, c’est aussi une manière d’apprendre. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

En plus de ce trinôme chefs d’orchestre, des intervenants – internes ou externes au collectif – sont invités à participer pour apporter une autre « coloration », être source d’inspiration pour la session : un consultant sur la question des socio-styles, un spécialiste du gaming, une psychiatre Gestalt, etc.

En février dernier, Trinité Laroche (membre de Codesign-it) était la Lead designer de la session du DipCo : Dynamiques collectives et Documentation. J’ai été invitée à participer en tant que représentante de la documentation de l’expérimentation Codesign-it et au même titre que deux autres intervenants : AnaÏs Thevenot, journaliste, membre de l’association Nonamekitchen.org documentant les mouvements migratoires aux frontières d’Europe de l’Est ;  et Nicolas Caruso, facilitateur graphique.

L’intention principale de ce temps était celle de l’écoute active = « j’écoute pour retranscrire ; pour transmettre » et non pas « j’écoute pour entendre / j’écoute que pour moi »

Il y a eu 3 équipes  : chaque équipe va voir 2 speakers et sera en position de transmettre puis de recevoir un contenu transmis.

La session, designée avec les deux participantes au diplôme Cécile Ruf et Elodie Dantar, s’est donc déroulée de la façon suivante :

En abordant le sujet de la documentation les participants ont fait collectivement l’expérience de la documentation en tant que telle. Et en ce qui me concerne, ce temps a été particulièrement riche, car une possibilité de questionner et faire évoluer le sujet de la documentation de l’expérimentation Codesign-it!

Citations du DipCO Session de Février 2019 – Nico Wauquiez, membres de Codesign-it!

Expérimenter. Tester. Partager. Questionner.

Le DipCo n’est pas une simple formation à la facilitation. Il a vocation à proposer une approche innovante, interactive et performante pour accompagner les projets complexes dans les organisations. Il doit faciliter le travail collaboratif, l’émergence d’idées nouvelles pour leur concrétisation durable en actions et résultats.

« Il n’y a pas de hiérarchie, pas de prof pendant les sessions. La matière est toujours coproduite par les participants. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

L’objectif du diplôme est de co-construire avec les participants une dynamique d’apprentissage /sur et en/ intelligence collective. Les participants sont mis en situation d’acteurs : ils sont tous autonomes et responsables de rendre les plus riches possible ces temps d’apprentissages individuels et collectifs.

« Les sujets des sessions sont construits sur la base d’une « grille de pédagogie inversée » qui reprend tous les principes, modèles et méthodes identifiés comme fondamentaux sur des sujets d’innovation collaborative. Chaque session devra aborder une partie de ces fondamentaux mais le design des session les contenus et les échanges avec les intervenants sont évolutifs et non linéaires. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

On alterne donc entre des temps expérientiels, des temps d’inspiration, de questionnement, et des temps de partage entre les participants sur leurs expérimentations personnelles d’application de leur apprentissages (appelées XP).

« Les sessions sont forcément hors-sol par rapport au quotidien des participants tellement elles sont riches en contenu. L’XP, menée en parallèle par chaque participant est une Invitation à mettre en place, tester, se tester soi sur des sujets d’innovation collaborative, dans son quotidien ses interactions habituelles, son écosystème. La restitution peut être un point d’étape. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Pendant une XP, le participant va parler du problème qu’il a décidé de résoudre, des hypothèses qu’il a choisies pour répondre à ce problème, de la façon dont il a mobilisé les différentes parties prenantes et des différentes itérations, des ajustements nécessaires pour avancer.

« D’ailleurs certains récits d’échecs, et donc d’itérations, de reformulations d’hypothèses ont été extrêmement apprenants pour tous. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Les participants deviennent des ambassadeurs de l’innovation collaborative.

Le DipCo n’est pas une porte d’entrée dans le collectif Codesign-it! L’objectif est au contraire de diffuser au plus grand nombre.

« Avec le DipCo, nous avons l’ambition que les participants deviennent de bons sponsors de l’innovation collaborative, qu’ils acquièrent les bonnes postures et le bon vocabulaire pour incarner les démarches collaboratives d’innovation dans leurs environnements respectifs. »

Julie Credou, Membre du collectif Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Nicolas Détrie cofondateur de Yes We Camp – collectif à l’origine des Grands Voisins notamment – s’est d’ailleurs inspiré du modèle pédagogique du DipCo pour créer son Diplôme Universitaire « Mise en œuvre d’espaces communs » (ouverture pour l’été 2019) en partenariat avec Codesign-it, Ancoats, et l’Université Paris-Est-Marne-la-Vallée.

« Le DipCo est un levier pour servir la vision de Codesign-it! En donnant à voir tout ce qui peut se faire, les participants pourront piocher ou même créer eux même les démarches collaboratives qui leur conviendront le mieux. »

Julie Credou, Membre du collectif Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

On retrouve ici l’idée chère à Codesign-it du partage en Creative Communs :  la diffusion au plus grand nombre dans une logique toujours évolutive et apprenante pour tous.

Pour une présentation complète du DipCo c’est ici !

Licence Creative Commons

Cette œuvre de Codesign-it! est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

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Digital collaboratif : une solution, pas un gadget http://codesign-it-ventures.fr/2018/04/03/digital-collaboratif-une-solution-pas-un-gadget/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=digital-collaboratif-une-solution-pas-un-gadget http://codesign-it-ventures.fr/2018/04/03/digital-collaboratif-une-solution-pas-un-gadget/#comments Tue, 03 Apr 2018 19:48:12 +0000 http://codesign-it.com/?p=1689 [...]]]>

Facilitation Graphique par Frédéric DEBAILLEUL

Lors de cette session, Romain DAVID est venu nous présenter l’activité de son entreprise WISEMBLY ainsi que son histoire.

Au travers de son récit, Romain nous a partagé les pivots qu’ils avaient pu réaliser avec ces co-fondateurs.

Cette start-up est née d’une idée d’un groupe d’amis en école de commerce. Ils ont créé une application sous le nom de Balloon qui a été utilisée in fine d’une autre manière par leurs utilisateurs.

L’idée initiale était de créer un réseau social géolocalisé notamment pour les soirées étudiantes. Balloon est devenu un outil d’aide à l’organisation de conférence avec la possibilité de les rendre interactives.

Aujourd’hui après plusieurs pivots, Wisembly est une application qui permet d’améliorer la gestion des réunions en redonnant le contrôle aux collaborateurs.

Ce récit nous a donné deux enseignements immédiats qui sont :

1 – Le fait de tester une idée permet d’observer le comportement des utilisateurs pour créer,
2 – Les entrepreneurs ont cette capacité à prendre des risques et à trouver l’opportunité qui crée de la valeur pour un utilisateur.

Au sein de DU nous fonctionnons suivant une boucle de Pédagogie Inversée. Après chaque intervention, nous problématisons en sous-groupe sur le sujet, nous cherchons une tentative de réponse et nous la formulons. Nous obtenons un Feedback et nous terminons par une phase de réflexivité. Cette étape nous permet d’ancrer notre apprentissage.

Cette session de travail collaborative a particulièrement mis en valeur le codesign. Romain DAVID nous a partagé son expérience. Les groupes se sont formés. Ils ont tous travaillé de manière individuelle avec des angles différents sans se coordonner ou « se passer le mot ».

Les modes de pensée des entreprises demandent souvent tout gérer, paramétrer, préparer pour que les personnes soient efficaces ! Il ne faut pas perdre de temps ! il faut être concret ! Cette demande de contrôle nous encombre de détails qui flouent notre pensée et nous empêchent de réfléchir au vrai sujet. Nous devons nous déconditionner pour laisser une place suffisante pour poser le problème.

Modèle de cadrage

Or, en faisant cela nous risquons de nuire à la motivation des équipes, à la recherche du sujet qui peut intéresser chaque individu, d’avoir la liberté de choisir un angle d’approche d’un sujet.

Le D.U permet de montrer, via l’expérimentation qui y est menée, que la capacité d’un groupe à résoudre un problème est liée à plusieurs facteurs. Après avoir posé la problématique, il chemine ensuite au travers du modèle de cadrage (illustration ci-contre) afin de définir son fonctionnement.

Lors de cette session chaque sous-groupe a donc pris un angle différent.

La diversité des groupes et la motivation liée à la capacité à choisir en autonomie les objectifs, le process et les next steps ont crée en une matinée un feedback riche pour Romain DAVID.

 

5 problématiques en lien avec l’histoire de Wisembly ont été choisies. Elles sont décrites ci-dessous :

Facilitation Graphique par Evy Raelison

En seulement 4 heures, les résultats nous enseignent que trois composantes essentielles ressortent, par rapport aux modes de management classique. :

  • La formulation d’hypothèses
  • La diversité des groupes
  • La liberté de choix

Dans notre groupe, nous avons travaillé sur les pivots réalisés par Romain et ses co-fondateurs. Notre problématique était la suivante :

Il est difficile de trouver le bon moment du pivot parce que :

– Il faut (re)prendre des risques,
– la concurrence est forte,
– cela exige de reconstruire un écosystème,
– cela demande de changer alors que ça marche.

Après avoir tenté de traiter la question, nous avons interviewé Romain pour valider ou infirmer nos hypothèses.

Romain et ses co-fondateurs ont réalisé 3 pivots majeurs en 6 ans. Nous avons essayé d’identifier quels étaient leurs ingrédients pour réussir. Il y a une certaine forme de récursivité dans leur capacité collective à rebondir régulièrement avec en plus à chaque fois un effet d’échelle intéressant.

En conclusion, cela m’inspire l’hypothèse suivante : la capacité qu’à une entreprise à réussir tient aussi sur sa capacité à créer un jeu d’équipe qui fonctionne en autonomie et capable de pivoter naturellement pour un but qui lui est propre. Pour Romain et ses amis, leurs drivers étaient l’adrénaline, le challenge et la singularité et non pas de créer la meilleure application. Vive le Why ! Vive le codesign !

 


Merci à Romain DAVID pour son intervention !

Merci aussi à Léo Veyrier pour l’inspiration !

Restitution proposée par Edouard CAZAMAJOUR, participant du Diplôme Universitaire Codesign.

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Le management symbolique http://codesign-it-ventures.fr/2018/04/03/le-management-symbolique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-management-symbolique http://codesign-it-ventures.fr/2018/04/03/le-management-symbolique/#comments Tue, 03 Apr 2018 18:09:22 +0000 http://codesign-it.com/?p=1678 [...]]]>

Le management symbolique
ou
comment manager la complexité des organisations et de leur transformation
grâce à l’universalité et à la puissance des symboles

En cette après-midi de D.U. Codesign, Stéphane RIOT, fondateur de NoveTerra (écosystème d’experts et de chercheurs sur les modèles économiques et sociétaux de demain), va nous donner de l’énergie…va nous transmettre son énergie…en nous parlant de l’impact des symboles dans notre quotidien, au plus profond de nous, mais aussi des liens que l’on peut faire avec les entreprises ou les différentes organisations.

Tout part d’un principe ancestrale et incontestable : chaque organisme vivant a besoin pour vivre et survivre d’être au contact de différentes énergies, que nous appellerons les quatre éléments : la terre, l’eau, le feu et l’air.

Hippocrate, le père de la médecine, parlait lui-même de la médecine des quatre éléments pour expliquer le fonctionnement du vivant :

  • La TERRE : la structure, les squelettes et les os
  • L’EAU : les fluides, l’eau et le sang
  • Le FEU : l’énergie nécessaire au quotidien
  • L’AIR : ce dont nous avons besoin pour respirer

Pour survivre, les organismes vivants ont besoin que ces quatre éléments soient présents et ce de manière équilibrée. Si un tel équilibre n’est pas assuré, cela peut engendrer des difficultés, voir certaines souffrances dans les cas les plus extrêmes.

Partant de ce postulat, Stéphane nous propose de savoir si nous avons un élément prédominant chez nous. Pour cela, il organise un quiz d’une dizaine de questions (que vous retrouverez facilement d’ailleurs sur internet avec votre moteur de recherche préféré). Les questions défilent, et quelques sourires sur les visages des participants laissent déjà envisager la suite.

– Sommes-nous plutôt Terre et donc plutôt attaché aux règles, aux traditions ?
– Sommes-nous plutôt Eau, privilégiant les échanges, la communication, le partage avec les autres ?
– Sommes-nous plutôt Feu, bouillonnant d’énergie et passionné ?
– Sommes-nous plutôt Air, toujours inspiré et inspirant les autres ?

Le verdict tombe et la magie opère quand physiquement nous nous regroupons par petits groupes ayant le même élément dominant. La diversité des participants du DU fait que les groupes sont également équilibrés. Les échanges entre sous-groupes se poursuivent et nous sommes tous en quête déjà d’un peu plus d’équilibre. Ce que Stéphane appellera l’homéostasie*.

Dans la tête de certains, d’autres questions surgissent : « De quel élément dominant sont mes amis ? Ma femme ou mon mari est-il du même élément dominant que moi ou sommes-nous plutôt complémentaires ? Est-ce donc pour ça que je ne m’entends pas très bien avec mon chef ?… Ces questions en amènent d’autres mais Stéphane précise également que nous sommes en perpétuelle dynamique de vie et que nous ne naissons pas et mourrons pas en étant attaché toujours au même élément. Certains évoquent être passés par trois éléments dominants au cours des dernières années.

Si ce lien entre éléments et prédispositions individuelles semble convaincre tout le monde dans la salle…comment appliquer cela aux entreprises et aux organisations ?

Stéphane explique alors que les entreprises ont elles aussi un ou plusieurs éléments dominants et que souvent un déséquilibre provoqué par un élément moins présent peu amener des dysfonctionnements.

Il propose que lors d’un diagnostic d’entreprise et au-delà des méthodes traditionnelles et classiques, une analyse sous l’angle des quatre éléments soit faite :

– Faut-il un peu plus de TERRE ? Avec un peu plus de standards, de règles, d’organisations, de valeurs, de fondations.
– Faut-il un peu plus d’EAU ? Renforçant ainsi la communication interne, le visuel, les échanges et le partage.
– Faut-il plus de FEU ? En démultipliant de nouveaux challenges, en développant plus de créativité et de passion.
– Ou faut-il enfin plus d’AIR ? C’est-à-dire avoir une nouvelle vision, de nouvelles inspirations pour l’entreprise.

Une fois ce diagnostic fait, il est alors possible de faire prendre conscience des déséquilibres et de trouver de nouvelles idées, de nouvelles méthodes, de nouvelles actions…afin de rééquilibrer l’entreprise.

Chaque transformation importante a souvent tendance à accentuer ces déséquilibres. ll est alors nécessaire de regarder quel(s) élément(s) sont moins présents après la transformation afin de rééquilibrer le tout et relancer une nouvelle dynamique de performance.

Par ailleurs, il est amusant de voir que certains métiers sont profondément ancrés autour d’un symbole plutôt qu’un autre :

  • La TERRE : les notaires, les comptables, les avocats,…
  • L’EAU : les agence de communication, les RH, les coachs…
  • Le FEU : les start-up ; les services commerciaux,
  • L’AIR : les cabinets de conseil, la R&D…

Stéphane RIOT nous a démontré que les symboles étaient bien au service de l’universalité…mais ses dernières recherches promettent déjà de nouvelles révélations prochainement autour de l’impact des symboles dans les organisations. A suivre…

Voici  pour finir 3 illustrations concrètes d’utilisation des 4 éléments :

Management par la symbolique – Mini XP (expérimentation)

En chemin vers un rendez-vous client, mon associée m’interroge sur le contenu de ce fameux D.U dont je lui parle souvent ces temps-ci. Je refuse l’obstacle de lui résumer mes deux premières sessions en quelques mots et décide de lui répondre par une mini XP sur le management par la symbolique.

Je lui explique rapidement le parcours de Stéphane Riot (j’ai l’impression que ça va m’aider à crédibiliser la suite de l’explication) et me lance dans la reformulation de ce que j’ai compris du management par la symbolique. « C’est directement inspiré de la médecine d’Hippocrate qui considérait que pour être en bonne santé, un être humain doit trouver l’équilibre entre sa terre, son eau, son feu et son air. »

Puis je lui explique en quelques phrases ce que j’ai retenu de la description des 4 éléments. « Sa terre, ce sont ses racines, ses croyances, sa personnalité, etc. Son eau, c’est la capacité à communiquer, à créer du lien entre les gens. C’est aussi les émotions, positives ou négatives. Son feu, c’est son énergie. Et l’air renvoie aux idées, à l’inspiration, à la créativité, etc. ». Elle suit ; c’est facile à raconter et à comprendre, les symboles. Tout le monde connait.

Je lui demande : « Quelle est ta dominante à toi ? »
Sa réponse arrive du tac au tac : « Je suis dans l’eau avant tout. Et peut-être un peu aussi dans la terre ».
J’enchaîne : « Et moi ? Tu me vois comment ? »
Son regard s’éclaire « tilt ! ». Elle vient de comprendre, comme moi, pourquoi nous formons un binôme efficace. « Toi tu es dans l’air à fond ! Et dans le feu aussi. »

Transformer l’assurance maladie grâce au management par la symbolique

Nous retrouvons Stéphane Riot dans un café un matin pluvieux de novembre. Au-delà de la séquence que nous avons partagée avec lui au D.U, nous voulons recueillir quelques exemples de transformations par la symbolique pour illustrer notre publication.

Un premier exemple lui vient immédiatement à l’esprit : la transformation de l’Assurance Maladie ! Stéphane sort en effet d’une session intense avec les 200 cadres dirigeants de la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie) qui doit se transformer, notamment pour développer l’e-santé et prendre en charge prochainement le RSI et ses équipes. Le séminaire doit lancer des commissions d’exploration sur ces sujets et s’appuie sur le management par la symbolique.

Stéphane nous décrit l’assistance : 200 cadres dirigeants de la CNAM, des médecins, des énarques, et le premier d’entre eux, Nicolas Revel, directeur général de la CNAM. Le professeur Alain Lyon-Caen est également présent. Il est chef du service neurologie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, professeur de neurologie à l’UPMC et médecin-conseil national de la CNAM.

Stéphane introduit le séminaire en expliquant le management par la symbolique. Il fait référence à Hippocrate, bien connu de ces érudits et ces médecins. Il est incontestable. Et d’ailleurs, personne ne conteste. Personne ne ricane, même. En quelques minutes seulement, l’assemblée a adhéré au modèle et s’apprête à contribuer aux travaux de la session.

Accompagner la transformation d’un journal en réinvention

Stéphane Riot évoque également le cas d’un journal dont il accompagne la transformation dans un contexte de grande difficulté. Le titre, mensuel grand public français, subit lourdement la crise de la presse.

La mise en perspective par les 4 éléments, a permis à de faire remontée en conscience les difficultés et des manques qui n’étaient jusqu’alors pas complètement mis en évidence. Dans un contexte de crise, cette accélération est un facteur clé de la réussite de la transformation et des thèmes cœur métier apparaissent très rapidement comme des sujets de travail urgent. Le questionnement sur les nouveaux métiers de la presse (innovation) est par exemple au cœur de la transformation et a inspiré l’organisation de learning expeditions déclenchées suite au constat de manque d’air.

Organiser une entreprise multi-culturelle avec les 4 éléments

Stéphane Riot accompagner depuis 2 ans déjà une entreprise internationale en forte croissance dont l’enjeu était principalement la dispersion des équipes et leurs différences de cultures (50 personnes, 22 nationalités présentes dans une quinzaine de pays)

Depuis 2 ans l’équipe a décidé de se retrouver tous les ans  en France pour un séminaire d’une semaine de connexion (terre) et d’échange (eau) afin de (re)mobiliser les équipes autour d’objectifs communs (feu) et de reflexion sur les nouveaux espaces d’innovation (air)

Chaque année est l’occasion pour l’équipe de faire le bilan de l’année écoulée et de déterminer les besoins individuels et collectifs.

Cette année, l’entreprise prévoit ainsi de renforcer la cohésion interne (terre/eau) par la nomination d’une fonction hybride entre le RH et le Community manager nommée «  work smarter together »

 

Retrouvez son TedX sur les 4 éléments içi : https://www.youtube.com/watch?v=k9DlRVkumVc

* homéostasie : terme utilisé en biologie et en systémique et qui caractérise un phénomène par lequel un facteur clé est maintenu autour d’une valeur bénéfique pour le système. C’est un système de régulation.


Restitution proposée par Nicolas Bled & Carlos Cardoso, participants au Diplôme Universitaire Codesign.

Merci à Stéphane Riot pour sa contribution et sa disponibilité !

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La recherche et l’écoute : allez ouste, dehors ! http://codesign-it-ventures.fr/2018/04/03/la-recherche-et-lecoute-allez-ouste-dehors/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-recherche-et-lecoute-allez-ouste-dehors http://codesign-it-ventures.fr/2018/04/03/la-recherche-et-lecoute-allez-ouste-dehors/#comments Tue, 03 Apr 2018 17:26:14 +0000 http://codesign-it.com/?p=1673 [...]]]> Ce matin-là, nous nous interrogeons sur la posture du chercheur. Dans ce contexte, Catherine Foliot nous invite à construire la cabane du codesign.

Inspirée par la « Cambra » de l’artiste Ben (Vautier) à Nice, Catherine Foliot nous invite à construire la cabane du Codesign. Cambra signifie « chambre » en vieux niçois. L’œuvre de Ben est un cube sans porte ni fenêtre dans lequel les visiteurs peuvent entrer et jouer. Il n’a cessé de la transformer pendant 8 ans. Une œuvre ouverte et évolutive, un musée de Ben dans le musée de Nice. Délicieusement récursif.

A l’image de l’œuvre de Ben, la consigne donnée par Catherine est très ouverte et laisse une grande liberté d’action. Nous sommes invités à penser la fonction des murs et l’espace.

Avant de se lancer, nous vérifions qu’il est possible de construire notre cabane avec des tableaux Plume. Design frugal. Nous assemblons 4 panneaux pour voir si ça tient : un mur de chaque côté, un mur de fond, et un toit. Vote with your feet : chacun est invité à toucher le mur sur lequel il a envie de travailler. Se forment ainsi 4 sous-groupes, chacun responsable d’un pan de cette future cabane. Au sein de chaque équipe, on nommera un connecteur pour faire le lien avec les autres équipes et vérifier la cohérence des travaux.

Les équipes se mettent en action, l’exigence de concret et la dimension ludique semblent réveiller les énergies. Les connecteurs se mettent rapidement en écoute.

Dans mon équipe, on aborde d’abord les notions d’inclusion, de coprésence. La cabane du codesign doit être un espace qui accueille, qui protège, qui fait grandir, qui nourrit. Elle héberge l’intelligence collective, la créativité augmentée.

Nous dessinons une fenêtre pour ouvrir sur l’extérieur. Sortir du cadre, sortir de l’entre-soi, s’ouvrir à la diversité des points de vue. Qu’est-ce que le codesign change dans notre perception au monde ? Inversement, comment est perçu le codesign par un regard extérieur ?

Le toit est riche en symbolique. La charpente soutient, le toit protège et isole du froid. Il a une ouverture vers le ciel, les étoiles, la lumière, le soleil qui inonde la pièce. C’est un lieu de rêverie et de convivialité. C’est aussi un lieu responsable où les abeilles fabriquent du miel et les panneaux solaires produisent de l’énergie. Enfin c’est un lieu connecté au monde via son antenne.

Dans cet exercice, nous avons pu éprouver la posture du chercheur : observer, analyser, tester, déployer. C’est une posture exigeante qui se nourrit d’imperfection et d’impermanence. Il s’agit à la fois de penser ce qu’on fait et de faire pour penser. Dans mon groupe de travail, nous étions enlisés dans des débats conceptuels jusqu’à ce que l’un d’entre nous prenne un feutre et commence à dessiner une fenêtre. Ce simple geste a projeté toute l’équipe dans une dynamique d’action.

Mais le processus collaboratif a été très affaibli par le manque d’écoute au sein de l’équipe. Comment partager une vision si on n’arrive pas à s’écouter? Comment construire un espace collaboratif sensé accueillir les conversations si nous-mêmes n’arrivons pas à construire cet espace d’écoute et de collaboration entre nous ? C’est vrai aussi pour la collaboration avec les autres équipes. Nous aurions pu aller beaucoup plus loin dans cette cohérence et cette continuité entre les murs. Mais comment collaborer avec l’extérieur quand on a déjà du mal à collaborer à l’intérieur ?

Forts de cette expérience, nous nous sommes fixés des règles pour l’activité suivante: l’utilisation du bâton de parole. Cette technique a immédiatement prouvé son efficacité en facilitant les échanges entre les membres du groupe.

L’écoute est un prérequis au sein d’un processus collaboratif. Mais comment se donner les conditions pour une bonne écoute? On revient toujours à la nécessité d’un cadre, de règles, de rôles pour veiller au bon fonctionnement. C’est sans aucun doute parmi les premières activités à pratiquer dans le cadre du D.U. Codesign pour qu’il soit véritablement apprenant.

La démarche du chercheur, comme celle l’artiste, est souvent perçue comme solitaire par nature, même si les laboratoires de recherche et les résidences d’artistes sont là pour les sortir de cet isolement. Et si on observait leur façon d’écouter et d’interroger le monde pour nourrir nos expériences collaboratives?

Références :

MAMAC – Musée D’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice

La Cambra de Ben (Vautier)

L’Homme Spatial, Michel Lussault

La théorie U, Otto Sharmer

Le Vantage Point Model, MG Taylor

The Art of Hosting


Restitution proposée par Hélène CHANEL et relecture par Laurent DUCLOS, participants du Diplôme Universitaire Codesign.

Merci à Catherine Foliot pour son intervention !

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Design pédagogique http://codesign-it-ventures.fr/2018/04/03/design-pedagogique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=design-pedagogique http://codesign-it-ventures.fr/2018/04/03/design-pedagogique/#comments Tue, 03 Apr 2018 13:12:17 +0000 http://codesign-it.com/?p=1640 [...]]]> Une des forces de l’ est d’accélérer l’apport de solutions, c’est ce que nous nous apprêtons de nouveau à expérimenter avec Léa Douhard et Ada Loueilh. Une problématique concrète, des étudiants du DU en pédagogie inversée, un cycle PI, l’environnement co-design It et un un facilitateur seront le terreau de notre réflexion.

Après une rapide présentation du CRI (Centre de Recherche Interdisciplinaire), qui réunit des chercheurs, des entrepreneurs, des étudiants et des citoyens de tous horizons voulant contribuer à la création collaborative d’un écosystème de création de savoirs, et dont dépend également le DU, elles nous exposent l’écosystème du Master EdTech dont le maître mot est la diversité :

Des objets sont sortis un à un de 2 boites blanches et représentent chacun des étudiants et leur parcours. C’est clair et c’est concret ! Des étudiants originaires du monde entier, chacun avec sa propre histoire: grecque, barcelonaise, israélienne… des domaines de compétences très différents, de tous âges mais avec en commun le besoin de reconstruire, de trouver leur Projet, avec la force de leur singularité.

La situation est décrite comme complexe, le master a pour objectif de les aider à se trouver, dans des parcours très différents, afin qu’ils s’appuient sur leur compétences, généralement des soft skills, mettre en valeur des parcours interdisciplinaires, s’ouvrir à de nouveaux métiers et prendre des décisions. L’idée est de leur laisser une grande zone de liberté, permettant le learning by doing et les learning expeditions mais ceci peut sembler contradictoire dans un contexte d’université et un besoin d’évaluation. Quelles sont les limites de la culture du OUI ?

La présentation est volontairement concrète…. Par les objets et aussi toutes les images et métaphores utilisées, dont celle de l’avion… Comment cadrer ce voyage tout en cadrant le besoin de divergence ? Comment les aider à atterrir…. ?

En tant que facilitateur graphique, un clin d’œil à leur description imagée qui nous donne une idée de la richesse de leur environnement !

Dans ce contexte, Léa et Ada veulent organiser un bootcamp pour la première semaine d’intégration.

L’objectif de cette semaine est de canaliser l’énergie des 45 « bêtes apprenantes », c’est ainsi qu’elles nomment les « M1 » premières années du Master arrivant dans cet « environnement frénétique ». Cette semaine est donc une première étape importante pour qu’ils intègrent les attentes et des clés pour leur année. Un de leurs souhait est est de faire évoluer le format existant, aujourd’hui plutôt en mode descendant, pour amener plus d’impact.

Elles nous décrivent la manière dont elles imaginent cette semaine appelée déconditionnement : lundi : inspiration, mardi : exploration, Mercredi : Positionnement, Jeudi : décision, Vendredi : landing. Elles imaginent aussi une semaine organisée en Parkour.

Pour rappel Parkour est une façon d’organiser une session ou une démarche collaboratives où les participants décident en fonction de leur projets les étapes et l’ordre des modules (appelés balises) à dérouler pour leur projet.

Détail non négligeable, cette première semaine aura lieu dans … 5 semaines ! Bref il y a urgence à designer cette session.

Le collectif devient session designer … tout en suivant le cycle PI !

On n’oublie pas dans un premier temps de problématiser ! Nous expérimentons cette étape très importante du codesign : elle nous permettra de s’aligner sur la compréhension commune du problème et des besoins du sponsor. Nous testons aujourd’hui un nouveau pattern pour problématiser : Ce pattern comporte 4 parties :
– qui veut-on aider (qui est concerné par ce problème) ?
– dans quel contexte ?
– quel est le problème ?
– dans quel objectif plus global ?

Il s’agit de rendre visible le chemin parcouru en temps réel et les accompagner au mieux, défi.nir un cap au sein d’un cadre commun, être acteurs de leur parcours dans l’écosystème du master, articuler parcours individuel et cadre collectif. Les 4 groupes proposent donc des problématisations avec un prisme et un angle de vue un peu différent.

Les différentes tentatives qui s’en suivent proposent de mettre en avant  les échanges avec le collectif (ensemble des étudiants, sous-groupes ou en mode speed dating), la co-écriture de règles, l’utilisation d’outils collectifs type réseau social, la mise en place de rituels et de rôles tournants permettant à chacun d’établir et de partager sa feuille de route. Tout ceci pouvant être fait de manière ludique (définir mon héro fictif) et dans tout les cas de manière concrète : un lieu pour afficher les cartes et les boussoles de chacun.

La facilitation graphique est largement utilisée pour formaliser, présenter voire prototyper les propositions.

Le feedback permet de souligner parmi toutes ces « propositions alléchantes » que ressortent l’importance du lien individuel-collectif et la force et la richesse des échanges avec le groupe. On souligne aussi l’importance d’embarquer toutes les parties prenantes : les intervenants pédagogiques et aussi les étudiants M2 de 2ème année.

Une étape complémentaire de synthèse des propositions des différents groupes est proposée en vote with your feet, afin de faire une décision collective des propositions à retenir.

Les élèves du DU montrent aussi leur intérêt au feedback sur moyen ou long terme. Comment est ce que nos proposition auront pu être prises en compte et quel est leur impact à 3 ou 6 mois ?

Enfin la période de réflexivité nous amène à nous poser la question : en passant cette après-midi en collectif à aider le Master EdTech, est ce qu’on ne parlait pas aussi un peu de nous, étudiants du DU ? On peut effectivement faire le parallèle avec notre propre expérience, car chaque participant du DU a sa propre histoire, ses propres attentes et va vivre une expérience du DU unique…. D’où la question : peut on encore tirer plus profit de ces enseignements en partageant plus avec le collectif sur notre propre projet, pour préciser à notre tour quelle est notre boussole, où se situe-t-on sur notre carte…. Afin d’en apprendre plus sur soi, sur les autres et faire émerger de nouvelles richesses ?


Restitution proposée Frédéric Debailleul, participant du Diplôme Universitaire Codesign.

Merci à Léa Douhard et Ada Loueilh pour leur intervention !

Cette œuvre de Codesign-it! est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

Licence Creative Commons

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La P.I. c’est pas de la tarte http://codesign-it-ventures.fr/2017/05/21/la-p-i-cest-pas-de-la-tarte/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-p-i-cest-pas-de-la-tarte http://codesign-it-ventures.fr/2017/05/21/la-p-i-cest-pas-de-la-tarte/#respond Sun, 21 May 2017 11:54:05 +0000 http://codesign-it.com/?p=824 [...]]]> Ce lundi matin le soleil brille déjà haut dans le ciel bleu d’avril. Mes veines sont saturées de globules rouges après une excellente semaine de snowboard printanier à 3000m, je suis plutôt bien rechargé, fin prêt pour entamer ma première session du Diplôme Universitaire de codesign, pourtant :

J’avoue, je flippe un peu ! Pourquoi retourné-je à l’université ?

Même avec 20 années de carrière passées à fouler des centaines de scènes, des milliers d’heures de studio, après des dizaines de sessions de travail collaboratif dont les plus récentes sont en tant que coach pour l’innovation chez EY, l’idée de repasser par la case fac reste un challenge qui ne me laisse pas indifférent : Qui sont les autres étudiants ? D’où viennent-ils ? Quel niveaux ont-ils ?

 

Pour ce diplôme en cursus continu qui ne suit pas de calendrier scolaire, des nouveaux comme moi, il en arrive toutes les cinq semaines. Les plus anciens, eux, soutiendront leurs expérimentations à la fin de ces 3 jours après avoir éprouvé entre 5 et 7 sessions comme celle que je commence.

Je n’ai cependant pas le temps de tergiverser dans tous les sens, le chauffeur du taxi qui me conduit vers l’immeuble de la FDJ me narre son parcours professionnel chaotique, pour me confier au final qu’il s’inquiète de l’avenir de son fils qui passe ses nuits enfermé devant sa console de jeu. Je le rassure, lui contant que moi aussi, enfant je passais mon temps derrière un ordinateur à programmer des jeux et que ce sont ces fondamentaux, maintenant ancrés au plus profond de moi, qui servent de socle à mes diverses activités. «Je suis certain que votre fils est en train de développer des skills qui lui serviront plus tard » – lui affirme-je à voix haute – «cela lui permettra d’exercer confortablement certains des 65% de métiers de 2030 qu’il reste encore à inventer». Bienveillant tel un Uber, il ne me répond pas. Je vois bien néanmoins à son sourire crispé au moment de claquer la portière, qu’il aimerait bien me croire, juste un petit peu… Et c’est avec entrain que j’entre dans le bâtiment, me dirige vers les charmantes hôtesses d’accueil pour récupérer un badge.

Je monte dans l’ascenseur en scrutant discrètement mes voisins dans l’espoir de savoir si l’un d’entre eux est un «diplômant», la pression monte à la mesure des étages… Ding ! L’ascenseur s’arrête. C’est seulement quand les portes s’ouvrent que tout se relâche, d’un coup tout va pour le mieux : je vois juste en face de moi, au loin mais coloré, une baie vitrée à travers de laquelle j’aperçois des post-it sur des murs ornés de facilitation graphique. Yes ! Le seuil de l’AZAP à peine franchi, j’entends «Bonjour, je suis Sophie, bienvenue».

Les couleurs chatoyantes du buffet d’un petit-déjeuner mêlées à l’odeur agréable du café suffisent à me faire baisser les dernières armes, l’inclusion est parfaite, la journée peut continuer ! Ainsi, la transition vers la première session collaborative se déroule de manière tout aussi fluide. Chacun a naturellement trouvé sa place sur les 25 chaises prédisposées en arc de cercle dans la plénière et la pile de livres et de carnets Moleskine brandés Codesign-it! est rapidement distribuée comme cadeaux de bienvenue aux 9 nouveaux arrivés.

Après un récapitulatif précis des attentes du Diplôme Universitaire fait par Greg, puis la présentation du cycle et de la grille PI (pédagogie inversée), Cécile ouvre le rituel avec le pitch d’ouverture que ma facette empathique adore, mais qui reçoit un accueil mitigé car elle a omis d’introduire François Rochet le meneur de la stimulation (maligne, elle hackera le système en co-pitchant la session de l’après-midi). Puis Greg et François Rochet entament la session en écrivant 4 sujets sur le tableau blanc numérique interactif :

1) Parkour
2) Tiers-lieux | Labs | AZAP
3) Documentation de dedans ou de dehors
4) Jeu de cartes design thinking.

La consigne tombe :«Inscrivez votre prénom sous un des sujets avec comme seule contrainte la diversité nécessaire, dans quelques secondes ces groupes sont complets ! » . L’adrénaline monte…

Je suis bien en cours, côté participant, étudiant, apprenant, quelque soit le nom choisi, le principe est clair pour moi c’est par l’expérimentation que naîtra l’apprentissage.

Mon expérience de la co-gestion d’un espace de coworking et la présence de mon collègue Fred Debailleul avec qui j’ai fait la formation de facilitation graphique l’année passée me font choisir le sujet 2 (Tiers-lieux | Labs | AZAP). Le groupe est fluide et la problématisation se met en œuvre de façon naturelle. Chacun apporte de l’eau au moulin questionnant le sens de AZAP (on apprendra de vive voix plus tard que cet acronyme signifie Accelerated Zone for Accelerated Projects), posant le fait qu’un tiers-lieux n’est pas le bureau (il s’avère que la définition de Tiers-lieu est « ni maison ni lieu de travail usuel »), argumentant sur la nécessité d’une infrastructure dédiée, etc. Grâce au feutres de Fred le tableau se structure rapidement pour faire apparaître un nuage de questions : C’est quoi ? Qui ? Comment ? Pourquoi ? Propice ? Et des pistes de réponses se dessinent…

Ensuite, les problématisations entreprises par les groupes se déroulent dans une atmosphère bon enfant. Ainsi, on découvre le sujet parKour à travers la restitution des présentateurs de la première équipe. J’ai bien aimé la métaphore avec le sport dont le nom s’inspire, qui consiste — pour les athlètes —  à faire des acrobaties dans un environnement urbain en choisissant son propre parcours, à exécuter rapidement et avec fluidité. Si vous connaissez les Yamakasi qui sautent d’immeuble en immeuble ou bien Assassin’s Creed vous voyez de quoi je parle. Greg nous explique que ce parKour consiste – pour les équipes de participants – à construire son propre chemin d’innovation à travers des balises de session de travail collaboratif telles que : balise prototypage, balise idéation, balise BMG, etc.

L’équipe suivante nous parle de documenter les sessions de travail collaboratif. Les filles nous expliquent comment elles ont pris le parti de rester en posture d’observation de certaines équipes (en effet, je me souviens de ce moment où 4 yeux te regardent sans rien dire) et comment elles ont choisi d’interférer en s’incluant dans d’autres équipes pour en documenter la réflexion. On retient que la problématisation arrive différemment selon les équipes puis on diverge sur la physique quantique…! Ce que j’en retiens c’est que le principe d’incertitude d’Heisenberg peut s’appliquer dans notre cas : «La mesure perturbe le résultat».

Enfin le dernier groupe nous présente leur découverte du jeu de cartes Design your Sprint, conçu par Melissa Aldana et Vincent Dromer de la start-up Klap Ce jeu agrège la méthodologie de Design Thinking dans une forme ludique pour accompagner le travail collaboratif.

Greg propose de reconsidérer nos problématisations : « La problématisation ne produit pas une question, mais une assertion. C’est la formulation d’un problème à résoudre. » À ce moment tout devient limpide, je saisis que je suis en train d’apprendre de manière réflexive suite à l’expérimentation qui vient de se dérouler : le cycle PI que nous venons de vivre, la grille PI et ses définitions, le principe de Pédagogie Inversée (PI) lui même.

Il est 13h passé, ça fait plus de 4 heures que nous sommes là et j’en veux encore plus ! Je sais maintenant que j’ai ma place ici avec mes nouveaux camarades, on va passer de bons moments, de belles expériences, de belles chutes et relever de nombreux défis pour ressortir grandis et devenir de meilleurs nous-mêmes. Même plus peur, ce diplôme c’est de l’or pour l’avenir ! Dernière question avant de partir déjeuner : «Qui souhaite faire la restitution ?». C’est ma première, et à peine défloré, je suis tellement chaud que je me propose d’office de la faire sous le regard étonné des anciens…

Et vous, dites-moi, reprendriez-vous une petite part de PI ?

Merci à François Rochet et Greg Serikoff pour leur belle introduction au DU ! Merci à Vincent et Melissa pour leur super jeu de cartes !

Restitution proposée par Evy Raelison, participant du Diplôme Universitaire Codesign.

Cette œuvre de Codesign-it! est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

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