imprévu – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr innovation collaborative Thu, 11 Jan 2018 15:20:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/codesign-it-ventures.fr/wp-content/uploads/2015/08/Co_logo_small.png?fit=32%2C32 imprévu – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr 32 32 110756974 Les outils de codesign de Nod-A http://codesign-it-ventures.fr/2018/01/02/les-outils-de-codesign-de-nod-a/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-outils-de-codesign-de-nod-a http://codesign-it-ventures.fr/2018/01/02/les-outils-de-codesign-de-nod-a/#respond Tue, 02 Jan 2018 16:05:05 +0000 http://codesign-it.com/?p=1451 [...]]]> Mercredi 17/05/17, au lab de la FDJ, avec souplesse et énergie, Claire Etienney nous a fait expérimenter sur le mode Makestorming © (nod-A) un des outils de l’agence d’innovation collaborative : l’App Maker.

Notre mission : concevoir un prototype d’application mobile avec ses principales fonctionnalités et une ébauche de design et préparer la transmission au reste du groupe en 2 heures (groupes de 8).

Défi relevé. Et pour corser l’expérimentation, nous hackons le sujet donné – créer l’appli du DU – en choisissant de travailler sur une idée proposée au sein du groupe : trouver les modules les plus adaptés pour réussir une session de codesign. La définition prend du temps. Puis les étapes se succèdent.

Nous nous laissons guider par les outils et la timeline proposée. Quasiment tous nos besoins en termes de matériel, de forme et de méthodologie sont anticipés. Le prototype se construit pas à pas, avec des éléments de design valorisants et stimulants pour l’émergence des idées. Nous sommes dans l’ensemble assez fiers et satisfaits par nos prototypes.

 

Regard critique : cette matinée de travail, très riche et fructueuse, a soulevé chez moi deux interrogations…

Lorsque la procédure est si présente qu’elle nous dicte chaque étape, chaque forme et le temps imparti, quelle place laisse-t-on au discernement et à l’imprévu. L’apport de la richesse des uns et des autres ne s’en trouve-t-il pas amoindri ?

La deuxième interrogation vient d’un événement qui, étant dans l’action, m’avait complètement échappé (j’ai encore du travail) : au moment de la création du parcours utilisateur, le binôme qui avait proposé l’idée de départ n’a plus semblé se reconnaître dans la direction que prenait notre application.

Attentive, Claire leur a alors demandé de nous présenter leur idée complète. Il y avait effectivement un décalage, que le groupe n’a pas pu rattraper étant donné l’état d’avancement du prototype.

Mes interrogations sont les suivantes : y a-t-il un état d’esprit particulier et une démarche à adopter pour faire travailler un groupe sur sa propre idée ? Comment gérer son égo et son détachement face à la propriété de l’idée ? Et de manière plus générale, jusqu’à quel point peut-on avancer une idée avant de la soumettre à un travail collaboratif pour qu’il y ait consensus sur le résultat ?

 


Restitution proposée par Claire Leroux, participante du Diplôme Universitaire Codesign.

Merci à Claire Etienney pour son intervention et sa facilitation !

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Être en présence… http://codesign-it-ventures.fr/2017/02/25/etre-en-presence/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=etre-en-presence http://codesign-it-ventures.fr/2017/02/25/etre-en-presence/#respond Sat, 25 Feb 2017 08:58:36 +0000 http://codesign-it.com/?p=739 [...]]]> Cette session promet d’être riche avec Patrick Frick, co-fondateur de The Value Web (organisation partenaire du D.U Codesign) venu nous parler d’un projet commencé en 2010.

Le sujet est passionnant : il s’agit de créer la nouvelle vision pour l’agriculture au niveau planétaire. Cette co-création implique 20 pays et une multitude d’acteurs (gouvernements, secteur privé, société civile, agriculteurs ainsi que 400 experts techniques).

Pour des raisons de proximité avec les acteurs d’un tel projet, Patrick, d’origine suisse allemande, s’est installé à Washington DC. C’est donc via vidéo-conférence et en anglais que Patrick fait son intervention.

Patrick commence son speech. Au bout d’une minute, Greg se lève, prend un marqueur et commence à prendre en note, en français, l’intervention de Patrick. Il vient de réaliser que la mauvaise qualité de la vidéo-conférence allait poser un problème pour une partie d’entre nous qui ne maitrisons pas parfaitement la langue de Shakespeare. Après cinq minutes et un tableau noirci, il tend le marqueur, laissant entendre : « Qui prend le relais ? ». Gaële se lève et poursuit la mission de main de maître. Cependant une information semble lui avoir échappé. C’est alors que Quentin se lève à son tour et vient prêter main forte à Gaële ; complète sa prise de note et continue sur sa lancée. Avant même que Gaële et Quentin n’arrivent à la fin du dernier tableau à leur disposition, Solange et Léo anticipent en rapatriant 2 nouveaux panneaux effaçables récupérés en fond de salle et se mettent à la tâche.

Résultat : 5 tableaux de prise de notes et surtout 24 participants avec le même niveau d’information.

Cette petite expérience, certes anecdotique, a été l’occasion d’un bel enseignement sur la compréhension du rôle du facilitateur.

Au moment où Greg a passé la parole à Patrick, on entrait dans la phase de « stimulation » de la Pédagogie Inversée. Autrement dit, un moment particulièrement magistral : un orateur qui présente un témoignage à un auditoire en posture d’écoute. Cette configuration, qui était prévue pour ½ heure, ne nécessitait donc pas d’intervention particulière d’un facilitateur ou autre animateur.

Le fait est que Greg est resté. Pourquoi ? Peut-être n’était il pas rassuré par le dispositif technique qu’il avait mis en place et qu’il le sentait instable (mauvaise connexion internet). Finalement, ce n’est pas la connexion qui posa problème mais la qualité du son. Face à l’inconfort manifeste de certaines personnes de l’auditoire, Greg mit en place son système de prise de notes. Le fait d’inviter à prendre le relais après avoir lancé le mouvement, a créé la dynamique du groupe qui finalement s’est organisé et autonomisé. Belle mise en abîme de nos apprentissages.

Ce qui devait être une séquence top down, s’est finalement transformé en un temps co-facilité. Et si la dynamique s’est bien mise en place, avec les bons réflexes, la bonne attitude, la bonne technique, les bons relais, et au final une bonne qualité d’écoute, tout cela n’aurait pu se réaliser sans une attention particulière et initiale du facilitateur.

Dans « From the Front of the Room » (petit traité sur la facilitation offert à tous les participants du D.U), Dan Newman explique que, s’il est primordial qu’un facilitateur ait comme principale qualité une « vraie » écoute de ses sponsors, son attention ne doit pas se limiter à ce seul périmètre.

Les leviers de facilitation utilisés lors d’une session sont nombreux et sont finalement autant de capteurs à la disposition du facilitateur pour prendre le pouls d’une session. Le facilitateur se doit d’être attentif, « aware ». J’ai déjà entendu certains facilitateurs parler d’être en « hyper-conscience » avec sa session.

Parmi ces nombreux leviers, 5 d’entre eux que Dan Newman qualifie de « logistiques » sont trop souvent sous-employés voire sous-estimés et pourtant essentiels:

pieuvre

Prendre en considération chacun de ces aspects permet d’optimiser l’expérience et la présence des participants lors d’ateliers de travail en mode collaboratif et donc la qualité de leur contribution.

Dans le cas présenté ce sont bien le son et le matériel qui ont fait défaut. De la compréhension du speech de Patrick, dépendait la qualité de la séquence entière de l’après-midi.

Est ce que cela aurait pu être anticipé ? Peut être… Mais finalement peu importe, puisque cet incident a permis d’expérimenter un autre enseignement qui est celui d’ « accueillir l’imprévu ». Et cela a pu se réaliser grâce à la mise en place d’autres leviers de facilitation tels que la documentation en live.

Et pour ceux qui se sentent frustrés de ne pas avoir un retour sur le contenu de l’intervention de Patrick Frick, vous trouverez ci-après les désormais fameuses prises de notes :

A B C D E

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Gaële, Solange, Quentin, Léo et Greg !

Merci à Patrick Frick pour son intervention !

Restitution proposée par Martin Boudier, participant du Diplôme Universitaire Codesign.

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Improvisation… http://codesign-it-ventures.fr/2017/01/02/improvisation/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=improvisation http://codesign-it-ventures.fr/2017/01/02/improvisation/#respond Mon, 02 Jan 2017 14:32:20 +0000 http://codesign-it.com/?p=723 [...]]]> Oser

…faire confiance aux autres

…mettre vos collègues en lumière, les aider à briller

…vous en remettre à eux

…s’interdire de s’excuser, sous peine de sortir du jeu

…et être exclu mais pouvoir décider de rester quand-même

…devenir l’animal de son choix

…clarifier ses intentions

…et puis surtout faire le con, de concert.

S’apercevoir que votre connerie n’a plus de limite et que c’est merveilleux parce que vous n’êtes pas seul. Grâce aux autres, vous êtes 10 fois plus con. À la faveur des exercices d’improvisation, votre fantaisie et votre bonhommie gagnent du terrain. Et plus vous êtes con, plus vous êtes heureux.

du-pax1

Les parallèles entre l’exercice de l’improvisation et l’exercice de la facilitation sont très nombreux :

  • ma disponibilité aux autres est la clé la plus importante, une fois en situation.
  • mes intentions doivent être claires, lorsque j’écris et transmet une consigne, et mon boulot consiste aussi à aider le sponsor à clarifier les siennes.
  • l’imprévu est mon métier, et même si j’ai des structures, des patterns qui me rassurent, je sens le vide, familier.
  • plus je donne plus je reçois, et dès que j’arrête de donner, on tombe
  • lorsque j’ai envie de jouer, en général, je suis suivi

…ça ressemble à des principes de vie, et c’est un peu prétentieux aligné comme ça. Tant pis…
Des choses inutiles font la différence. Et ça c’est chouette.

Il y a un élan dans l’improvisation.

Cette seconde, au terme de laquelle plutôt que de me replier, je décide de raconter n’importe quoi et d’avoir sûrement l’air stupide, est aussi précieuse que le premier sou de Picsou.

C’est en fait le début de votre fortune.

John Lennon dit que plus on est soi-même plus le monde paraît étrange. C’est vraiment n’importe quoi. Faire le con, chacun à sa façon, est une chouette façon d’être soi-même et de trouver le monde familier et accueillant. Être en pantoufle vous magnifie. Libérez l’idiot !

Merci à Juliette Chapront, Myriam Moussan, Jérôme Thureau et Marion van Bommel pour leur intervention débridante !

Restitution proposée par Brice de Margerie, participant du Diplôme Universitaire Codesign.

Lire aussi sur le site Talent Social un billet écrit à ce sujet…

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