enfant – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr innovation collaborative Tue, 07 Nov 2017 09:38:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/codesign-it-ventures.fr/wp-content/uploads/2015/08/Co_logo_small.png?fit=32%2C32 enfant – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr 32 32 110756974 Comment Disney raconte une histoire… http://codesign-it-ventures.fr/2017/05/28/comment-disney-raconte-une-histoire/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=comment-disney-raconte-une-histoire http://codesign-it-ventures.fr/2017/05/28/comment-disney-raconte-une-histoire/#respond Sun, 28 May 2017 13:02:46 +0000 http://codesign-it.com/?p=896 [...]]]> Nous nous sommes réunis pour découvrir le storytelling avec Antonio Meza. La manière avec laquelle Antonio nous a emmenés avec lui tout en nous transmettant son message est incroyable. En premier lieu, il a intégré la fameuse « Boucle de Pédagogie Inversée » (boucle PI) dans son atelier pour nous initier :

 

 

Il s’est servi du module de storytelling qu’il voulait nous transmettre pour nous faire réaliser des cycles d’itérations.
La Question posée était : « Pourquoi faire du codesign ? ». Antonio nous a proposé de raconter une histoire pour répondre à cette question en empruntant le chemin suivant:

Facilitation graphique réalisée par Sandrine BARRET, participante du DU

En complément il nous a demandé un feedback : « Comment avons-nous vécu cette journée ? Qu’est-ce que nous en avons retenu ? ». Dans le cadre de cette publication je vais faire une tentative de réponse à cette demande de feedback.

En reprenant les notes de la session de la veille sur les étapes du coaching individuel, le storytelling respecte des étapes similaires:

  • Un état de départ.
  • Un état d’arrivée.

Là encore, il n’y a pas de bon récit, de bonne histoire ou de trajectoire sans un point de départ et un point d’arrivée défini au préalable.

La forme de la trajectoire vient après. La structure de « croyance » permet de créer les repères pour ne pas nous perdre dans une histoire, de la même façon que dans le cadre d’un coaching. Cette structure de croyance est ancrée en nous. Depuis que nous sommes enfants nous entendons des histoires, elles participent à créer nos croyances et donc in fine à établir nos opinions. C’est pour cela que nous les aimons aussi !

Pour travailler sur ces aspects et créer une vraie différence, Antonio nous a initié à la méthode de créativité de Walt Disney (Walt Disney Creativity Strategy) qui fonctionne en 3 étapes. L’étape de critique est essentielle, elle vise à questionner en disant : « comment pourriez-vous améliorer cette idée en…. ? ». Elle crée donc aussi de la valeur.

Après un échauffement dynamique sous forme d’improvisation, nous avons construit des histoires en sous-groupes. Chaque équipe choisissait une histoire vécue par l’un de ses membres et tentait de donner une morale à l’histoire illustrant le codesign. Elles se sont complétement intégrées dans la méthode de storytelling. Cela semblait si simple, si naturel !

On avait l’impression que c’était une méthode unique qui avait plusieurs étapes et non pas un mix de storytelling et de créativité.

En reprenant mes notes de la journée précédente, cela a fait écho à la combinaison de la méthode SCAN-FOCUS-ACT (MGTaylor) et de la méthode du changement (coaching individuel) de Cédric Defay qui créait un méta-modèle récursif : modèle encapsulant des modèles, y compris lui-même.

L’expérience de cette matinée a été unique. Tous les ingrédients étaient réunis avec une telle fluidité ! Tout semblait évident. Par exemple, les insights (éclairages) sur la méthode nous était donnés après les exemples. Ces décryptages asynchrones nous gardaient en tension…

C’est là  aussi que nous découvrons le mot « outreach » (qui se traduit difficilement en français : quelque part entre « rayon d’action » et « travail de proximité ») qui consiste à « aller chercher les gens là où ils sont ».

Antonio nous a ensuite offert sa propre histoire, comme exemple de storytelling : « C’est l’histoire d’Antonio Meza qui travaille au Mexique, et tous les jours…. »

L’un des points forts que je retiens, c’est cette dimension à jouer avec les méthodes mais en étant capables de les utiliser avec virtuosité, en guidant les apprenants, avec des exemples qui donnent du sens et qui font écho sans lourdeur tout au long de la session. J’ai vécu une très belle matinée avec plein d’énergie. Le groupe a totalement adhéré au module d’Antonio. Nous étions même plus de 4 à vouloir faire notre publication dessus !

Pour ma part, après ma première journée au DU, il m’a permis de me lancer, de prendre confiance en moi pour réaliser des tentatives et même prendre la responsabilité de cette première publication.

Antonio nous a emmenés simplement. Après une prise de recul, je me questionne sur toute la préparation, le travail, l’intelligence qu’il y a derrière cette session de travail qu’il nous a proposé. A chaud, on pourrait se dire : « cela semble simple », et porté par l’enthousiasme, clamer : « je vais le refaire ! » mais très rapidement l’adrénaline redescend et je mesure à quel point il n’y a pas de hasard dans le design de ces sessions.

Cela me conforte dans l’idée que la route va être très longue et en même temps cela me donne beaucoup d’énergie pour faire les premiers pas !

Le timing de la session

 

Merci à Antonio Meza pour son intervention !

Restitution proposée par Edouard CAZAMAJOUR, participant du Diplôme Universitaire Codesign.

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Le design et l’éducation : rencontre avec Ruchi Junnarkar http://codesign-it-ventures.fr/2015/06/23/le-design-et-leducation-rencontre-avec-ruchi-junnarkar/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-design-et-leducation-rencontre-avec-ruchi-junnarkar http://codesign-it-ventures.fr/2015/06/23/le-design-et-leducation-rencontre-avec-ruchi-junnarkar/#respond Tue, 23 Jun 2015 07:11:16 +0000 http://codesign-it.com/?p=101 [...]]]> Il y a plusieurs sortes de rencontres.

Celles qui vous apaisent. Celles qui vous ouvrent à l’inconnu. Qui vous donnent de l’espoir. De l’énergie. De l’envie.

Ce sont des puits d’émotion.

Celle avec Ruchi Junnarkar, membre clef du mouvement Design for Change (DFC), est une promesse.

DFCLe mouvement DFC, fondé en 2009 et basé à Ahmedabad, en Inde, met en avant la capacité d’initiative des enfants et leur aptitude à créer des changements positifs, à travers une méthode de design thinking conçue en quatre étapes : FEEL (ressentir les problèmes d’une situation) – IMAGINE (imaginer les solutions : identification des points d’intervention possibles) – DO (faire un acte de changement)- SHARE (partager l’histoire de ce changement, afin d’inspirer d’autres acteurs). Les enfants intégrés à cette méthode suivent ce FIDS process sur une semaine ou un semestre selon le format.

Design for Change s’est diffusé rapidement dans 35 pays, transportant avec lui la conviction qu’en laissant aux enfants les moyens de prendre en main la réalité qui les entoure, on se donne aussi les chances d’aboutir à un monde meilleur. DFC India a ainsi servi de prototype à toute une série de mouvements similaires qui se sont implantés dans le monde et se sont indépendantisés pour développer leur propre design changing.

Ruchi Junnarkar a suivi un itinéraire balisé selon les localisations des différents partenaires de DFC dans le monde, qui l’a menée en Allemagne, en Espagne, en France, puis en Israël et en Angleterre. Ce périple avait pour objectif de coordonner DFC entre les différents partenaires et d’observer leur travail respectif, en fonction du contexte dans lequel ils sont plongés.

Elle en a tiré deux déductions :

L’idée d’avoir un système qui encourage la libération de ce que DFC appelle « the I CAN superpower » est devenue quasi universelle.

Mais il est aussi intéressant de constater comment les différentes cultures se sont appropriées cette mentalité : si l’Allemagne s’appuie principalement sur l’importance du design thinking dans l’éducation et explore d’autres aspects de la personnalité des enfants plutôt que l’évaluation par la notation individuelle, l’Espagne met davantage l’accent sur la dynamique éducative, l’expérience d’apprentissage du « I CAN lab » qui implique de transformer la démarche d’incorporation des connaissances vers une interaction facilitée avec les enseignants.

Ces rencontres sont un courant d’air. Elles nous montrent que le monde n’est pas à bout de souffle. Seulement, certaines personnes comme Ruchi Junnarkar ont un meilleur panorama du foisonnement d’idées dont les circonvolutions se répandent un peu partout. C’est à travers elles que l’on peut saisir la diversité de notre écosystème, que nous n’avons pas si souvent l’occasion d’observer. Et c’est alors que vient l’envie non seulement de la contempler, mais avant tout d’y participer. De faire la différence.

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