documentation – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr innovation collaborative Wed, 30 Oct 2019 13:44:55 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/codesign-it-ventures.fr/wp-content/uploads/2015/08/Co_logo_small.png?fit=32%2C32 documentation – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr 32 32 110756974 Rencontre avec des facilitateurs-makers : une préférence à passer par le faire ! http://codesign-it-ventures.fr/2019/10/29/rencontre-avec-des-facilitateurs-makers-une-preference-a-passer-par-le-faire/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rencontre-avec-des-facilitateurs-makers-une-preference-a-passer-par-le-faire http://codesign-it-ventures.fr/2019/10/29/rencontre-avec-des-facilitateurs-makers-une-preference-a-passer-par-le-faire/#respond Tue, 29 Oct 2019 13:38:18 +0000 http://codesign-it.com/?p=2583 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!

Rencontre avec des facilitateurs-makers : une préférence à passer par le faire !


Cécile Roche-Boutin et Frédéric d’Incau sont membres de Codesign-it! Au sein du collectif on les appelle facilitateurs-makers ou prétotypeurs. Convaincus de la vertu à passer par le faire, ils proposent des approches manuelles, visuelles, qui rassemblent autour d’un langage qui fait appel à la forme plutôt qu’aux mots.
Je suis allée à leur rencontre pour qu’ils nous racontent.

Chez Codesign-it le maker a deux casquettes : soit il fait lui-même puisqu’il dispose des capacités manuelles nécessaires ; soit il met les participants dans une posture de faire, il est alors également facilitateur.

Le making dans le collectif cela peut être du coaching en prétotypage avec les outils YUGAMI : des «mini-kits» de prétotypage polyvalents permettant de réaliser un prototype de premier niveau des parcours utilisateurs, des applications, des lieux, des interactions, des concepts. Pour une formalisation accessible rapidement, avec une économie de moyens, dans son tout premier stade. Le prétotypage force ici à répondre à la question : à quoi ressemble cette idée, ce projet ?

“ On émet une hypothèse et pour pouvoir la tester on a besoin de fabriquer ensemble l’objet qui représentera cette hypothèse.”

La gamme YUGAMI se décline en 6 langages  que vous pouvez retrouver en détail ici !

“ Par exemple quand on fait une maquette d’espace, de quoi avons-nous besoin ? D’une échelle ! Donc le bonhomme doit être à l’échelle de la chaise. On facilite ici l’usage de la première représentation physique d’un espace. ”

“ Avant de produire une vidéo, on va inviter les participants à produire un storyboard afin de commencer à penser en plans, enchaînements de séquences, décors, voix off… ”

Le making au sein du collectif c’est aussi de la fabrication d’objets : créés comme supports de présentation, de réflexions ou d’interactions.

“ Si le sujet est la mobilité dans le 20ème arrondissement de Paris, on va fabriquer une maquette qui sera une représentation du quartier à l’échelle.”

Ici c’est le collectif lui même qui est représenté sous la forme d’une maquette :

Enfin, une partie de l’activité de maker-facilitateurs au sein du collectif comprend de l’accompagnement à la production et au test de prototypes. À la suite d’un atelier de prétotypage, les makers font appel à des designers (designers graphiques, designers d’espaces, UX designers, etc.) pour réaliser un livrable – une version plus élaborée de la maquette – qui sera ensuite testée en atelier par les makers et les utilisateurs finaux.

“ Une application digitale peut être prétotypée (prototype amont) en atelier collaboratif. En binôme avec des designers, nous allons réaliser un prototype cliquable, qui pourra être testé par l’équipe projet en interaction directe avec les utilisateurs. ”

Le prétotypage permet de changer de point de vue, mais aussi de développer un langage commun. Il y a quelque chose d’universel dans la parole, mais les mots manquent parfois d’univocité. Comment être sûr que nous posons les mêmes définitions derrière les mots que nous utilisons à ce moment précis de notre discussion ?

“ Le langage formel permet de lever des ambiguïtés, il tangibilise, rationalise, pose une base plus commune de discussion. L’effort de prétotypage permet de fixer temporairement les choses. Il oblige à la précision et offre une représentation commune, figée, mais manipulable et itérable. ”

Passer par le faire permet également de redistribuer les cartes de la collaboration. Ce n’est pas forcément celui qui dit qui compte mais plutôt celui qui fait !

Enfin, prétotyper c’est aussi une façon de tester : en faisant exister concrètement les projets, le prétotypage permet de les éprouver, de voir et d’accepter très simplement qu’on peut se tromper.

“ On peut toujours surfer sur l’idée de la bonne idée… Le prétotypage est une mise à l’épreuve du réel. Avec, en plus, la possibilité de rassembler autour d’un même objet tous ceux qui vont être à un moment ou un autre confrontés au projet. […] C’est didactique, engageant. C’est une capacité à simplifier et rendre visuelles des choses complexes. ”

Pour Cécile et Frédéric, nous devons donner davantage de crédit au passage par la forme comme point d’entrée direct de réflexions stratégiques.

“ Peut-être qu’aujourd’hui on ne se l’autorise pas assez. Derrière le mot design il y a des enjeux de fond et de forme ; mais la forme arrive souvent dans un second temps, après la stratégie. Avec le prétotypage, on invite à penser à la forme dès le début du projet, et pas seulement à un moment dans le projet. On se donne alors la possibilité de voir autrement, et donc de voir d’autres choses. ”

Dans les organisations le curseur est souvent assez éloigné du « faire » . On a parfois du mal à s’émanciper des codes préconçus, de nos façons de travailler ; à s’éloigner de nos feuilles de papiers, de nos ordinateurs et de nos mots. Il y a pourtant tant d’autres façons de penser et de communiquer. Avec le prétotypage on mobilise ses mains et sa tête en même temps ; et le résultat est souvent très immédiat.

Voici un exemple de projet réalisé par les prétotypeurs de Codesign-it dans le LAB d’Air Liquide France Industrie (ALFI) : 
En janvier 2017 le constat de départ chez ALFI est que le besoin des collaborateurs en formation Soft Skills n’est pas satisfait. L’intuition est alors double :

  • La direction de la Formation d’ALFI doit proposer des contenus régulièrement, et au delà des besoins exprimés des collaborateurs.
  • Le prétotypage doit être intégré dès le début du projet. Cela pas seulement pour une expérience “sympa” de bricolage mais surtout pour obtenir un résultat tangible et aligné avec les besoins des collaborateurs.

Le projet est alors monté en partenariat avec une école de code (la Wild Code School) et un UX designer & designer graphique (Charles Beauté).

En atelier, une plateforme digitale est prétotypée. Dans un second temps, les étudiants développeurs créent la plateforme en hackathon (48H non stop). Tout d’un coup la proposition de valeur existe !

A la suite de ce hackathon, une équipe de développeurs et designers ont créé une première version du site, en mode agile : lors d’un sprint de 10 semaines avec des temps de tests et de résidence au sein de l’équipe porteuse du projet chez ALFI.

“ On a eu un premier prototype, et cela grâce à un temps de conception collaboratif ; ce qui a généré beaucoup de fierté au sein des équipes. Il y avait quelque chose à montrer, une proposition de valeur consolidée au bout de seulement 3 mois de projet. Cela a également été un argument pour convaincre la Direction des Ressources Humaines de lancer le développement d’un prototype fonctionnel avec comme objectif de le tester pendant 2 ans.”

Le test a rapidement fait ses preuves et de manière anticipée un transfert du prototype vers les serveurs définitifs a été opéré. Le processus a été accéléré.

Pour conclure, Cécile et Frédéric s’accordent pour dire que : sans jamais perdre de vue les enjeux d’un projet, le making est une façon de se reconnecter à son corps. Et est une réponse possible au besoin d’intégrer davantage de plaisir, d’épanouissement et de sens à nos pratiques, et dans nos métiers.

“ Ce qui nous plait à la fin d’une semaine c’est de nous dire que nous avons mobilisé autant nos têtes que nos mains. Et c’est ce que nous aimons aussi faire vivre aux personnes avec qui nous travaillons. ”

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Cette œuvre de Codesign-it! et Fanny de Font-Réaulx est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

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La journée des métier de Codesign-it ! La pluridisciplinarité dans un collectif ça se cultive ! http://codesign-it-ventures.fr/2019/09/10/2550/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=2550 http://codesign-it-ventures.fr/2019/09/10/2550/#respond Tue, 10 Sep 2019 09:30:52 +0000 http://codesign-it.com/?p=2550 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!

La journée des métiers de Codesign-it !

La pluridisciplinarité dans un collectif

ça se cultive !


C’était une première ! Le 14 juin dernier s’est tenue la Journée des métiers du collectif Codesign-it! 

Entre 2014 – année de création du collectif – et aujourd’hui ils sont passés de 8 membres fondateurs à 44 membres, 38 partenaires, et plus de 200 clients. 

Une des convictions du collectif est que la pluridisciplinarité des personnes qui le composent est une de ses plus grandes richesses. Mais comment s’engager dans un collectif en étant indépendant ? Comment véritablement se rencontrer professionnellement si ce n’est lors d’un projet ? Une question qui se pose d’autant plus quand le collectif est nombreux. Comment éviter les silos ou les regroupements par genre, et mieux travailler ensemble ? Ou tout simplement comment savoir qui fait quoi dans le collectif ? 

Michel Clavel et Julie Crédou, membres de Codesign-it, ont eu l’idée d’organiser une Journée des métiers : une journée collaborative consacrée à la découverte des personnes, des talents et des métiers de ceux qui composent le collectif mais aussi qui gravitent autour de lui. Parce que la pluridisciplinarité du collectif et des personnes qui le font vivre, ses membres ont à coeur de la cultiver, et avec soin.

“ Cette journée est une occasion de se rencontrer ; entre membres, partenaires et amis du collectif. Nous voulons donner une vision du collectif dans son entièreté, et mettre en avant ses différents métiers. C’est aussi un temps où l’on peut réfléchir à l’avenir, à la construction de nos métiers de demain et à de nouvelles approches pour répondre aux problématiques de nos clients. ”

Michel Clavel, membre de Codesign-it

“ C’est une journée vitale pour le collectif. Certains métiers ne sont pas assez connus et trop peu exploités dans les projets. La journée permettra de recréer des connexions entre des métiers plus centraux et des métiers plus périphériques et de créer des nouvelles perspectives d’interactions entre tous. ”

Matteo Gozzi, membre du collectif

Au moment de la préparation de la journée, les attentes sont fortes. Les doutes existent, non seulement car c’est une première édition mais parce que la réussite de la journée dépend de l’investissement bénévole des membres, partenaires et amis du collectif en tant qu’intervenants et participants à la journée. 

Elle se veut d’ailleurs la plus collaborative possible ! Il y a donc eu : 3 salles pour potentiellement 3 ateliers d’une heure en parallèle ; 5 ateliers proposés dans chaque salle ; soit au total une quinzaine d’interventions dans la journée. 

Le 14 juin dernier 40 personnes se sont présentées au 10CO, lieu de rassemblement parisien du collectif. 

“ Nous avons mis en place un duplex et de la visioconférence. Cela a bien fonctionné ! Certains étaient présents à distance depuis Lyon, Toulouse, les Pays-Bas, l’Angleterre et la Suisse. ”

Julie Crédou, membre du collectif 

Les ateliers proposés sont très variés. On y partage des initiatives du collectif (le projet Minimum : l’équipement mobilier minimum pour collaborer un maximum), on teste des idées encore à un stade très embryonnaire (le Facilitateur Vidéaste pour la montée en compétences des collaborateurs, Facilitation graffiti, etc.), on présente certains métiers pour mieux les comprendre et mieux les intégrer aux projets  (la Facilitation graphique, techniques créatives sensibles), on expérimente (le design d’expériences sensibles), on brainstorme sur le Visual management. Il y avait même un atelier surprise ! 

Une possibilité pour chacun donc, de créer son parcours individuel tout au long de la journée. 

Ils témoignent : 

“ Pour la matinée, j’ai choisi des ateliers très “visuels” : 

  • Les enjeux de la facilitation graphique : où et quand les intégrer dans la discussion avec nos clients, avec Viviana Gozzi, Laure Villemaine et Nicolas Caruso
  • Le Visual management avec Greg Serikoff
  • Le Visual leadership avec Antonio Meza

Une journée comme celle-là décloisonne les métiers. Je me suis rendu compte qu’un facilitateur graphique était aussi un facilitateur. Pas seulement un facilitateur graphique. On les limite parfois à cette unique compétence. J’ai compris comment parler de la facilitation graphique et je serai plus à l’aise pour l’intégrer et valoriser sa pertinence dans mes projets.

Avec Antonio, nous avons beaucoup travaillé. Il nous a fait réfléchir à une de ses idées. On a beaucoup produit. Et quand on produit, on apprend !

Je ne savais pas ce que j’allais voir pendant la journée et je me suis laissé surprendre. D’ailleurs je suis allée à l’atelier surprise de l’après-midi. C’était sur le panache ! J’ai apprécié le format de cet atelier avec un temps de discussion à deux. 

Cette journée m’a amenée vers d’autres façons de penser. J’aurais voulu voir encore plus d’ateliers. Je pensais partir à l’heure du déjeuner et finalement je suis restée jusqu’à la fin de la journée ! ”

Pénélope Baudoin Arkilovitch, amie de Codesign-it 

“ Une journée comme celle-là me rallie et me relie au collectif. J’ai participé à l’atelier sur les Techniques créatives sensibles présenté par Isabelle. Nous avons pris le temps ensemble de faire émerger ce que c’est, comment ça marche et à quoi ça sert. C’est penser davantage à la dimension corporelle et sensorielle (plutôt qu’à la dimension conceptuelle et cérébrale) qu’on va mettre en place dans une session et qui va concourir à amorcer une transformation. Non seulement cela nous intéresse, mais en plus cela ne demande pas forcément beaucoup de moyens pour faire des choses intéressantes.  Peut-être que nous nous mettons trop de limites au moment du design de nos sessions. Peut-être que nos sponsors ont plus d’appétit pour l’expérience sensible que nous l’imaginons. ”

Brice de Margerie, membre de Codesign-it!

“ C’était très inspirant. On était dans un partage de vision qui a fait émerger l’envie commune de créer une nouvelle offre. On s’est aligné sur la valeur ajoutée de cette dimension d’expérience sensible. Il y a maintenant un groupe de travail. Ce n’est vraiment pas ma zone de confort habituelle, mais j’ai quand même envie d’avancer avec le groupe. ”

Aliénor de Monredon, membre de Codesign-it!

Pour certains intervenants cette journée a été l’opportunité de tester une idée. C’est le cas d’Antonio par exemple dans son atelier Visual Leadership. 

“ La Journée des métiers a été l’occasion pour moi d’un miniLAB autour d’un sujet qui me tient à coeur, et que j’ai en tête depuis quelques mois. J’ai pu le tester et avoir un feedback émotionnel des participants. Je me suis engagé pour cet atelier et j’ai beaucoup reçu. ”

Antonio Meza, partenaire de Codesign-it

Rémi Sabouraud dans son atelier surprise sur le panache a cité les mots inspirants d’Edmond Rostand : 

« Le panache, n’est pas la grandeur mais quelque chose qui s’ajoute à la grandeur, et qui bouge au-dessus d’elle. C’est quelque chose de voltigeant, d’excessif – et d’un peu frisé […], le panache c’est l’esprit de bravoure. […] Plaisanter en face du danger c’est la suprême politesse, un délicat refus de se prendre au tragique ; le panache est alors la pudeur de l’héroïsme, comme un sourire par lequel on s’excuse d’être sublime […] »

Il fallait un peu de panache pour le faire et la Journée des métiers a été une réussite. Sous l’orchestration bienveillante de Michel et Julie, cette journée témoigne de ce qu’est le collectif : une communauté pleine de diversité mais aussi de solidarité. Les initiatives sont lancées et nous avons hâte de voir comment elles se concrétiseront. 

“ La Journée des métiers du 14 juin était un prototype. On a créé un moment qui n’existait pas. J’ai été très nourri par le contenu, par l’engagement  et par la qualité des relations pendant toute la journée. On avait une idée, on l’a concrétisée, et aujourd’hui elle paraît évidente. ”

Michel Clavel, membre de Codesign-it

La Journée des métiers du 14/06 était un peu comme une fête. On y a travaillé mais c’était également un moment de célébration du groupe. 

“ Une journée comme celle-là, ça densifie et accélère les connexions. ”

Greg Serikoff, membre de Codesign-it

“ On connaît a priori la diversité des personnes qui composent le collectif mais la Journée des métiers est une occasion de le vivre. C’est un moment de générosité qui recharge les batteries. Je suis plus chargé que quand je suis arrivé. ”

Antonio Meza, partenaire de Codesign-it

Alors vivement la prochaine édition ! Pour laquelle il y aura sûrement : encore plus de diversité dans les ateliers proposés ; des rencontres entre les intervenants pour permettre encore plus de résonances le jour J ; un speed-dating pour des rencontres en one-to-one ; et encore plus d’ouverture avec la participation de clients et peut-être même des co-opétiteurs !! 

Scribe de la Journée des métiers par Brendan Backmann / Kay One, facilitateur graphique, ami du collectif le 14/06, devenu depuis partenaire.

Licence Creative Commons

Cette œuvre de Codesign-it! et Fanny de Font-Réaulx est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

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LE DIPCO DE CODESIGN-IT : LE COLLABORATIF UN INDISPENSABLE DE LA FORMATION ! http://codesign-it-ventures.fr/2019/05/14/le-dipco-de-codesign-it-le-collaboratif-un-indispensable-de-la-formation/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-dipco-de-codesign-it-le-collaboratif-un-indispensable-de-la-formation http://codesign-it-ventures.fr/2019/05/14/le-dipco-de-codesign-it-le-collaboratif-un-indispensable-de-la-formation/#comments Tue, 14 May 2019 14:47:26 +0000 http://codesign-it.com/?p=2454 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!

Le DIPCO de Codesign-it : le collaboratif, un indispensable de la formation !


Le DipCo, pour Diplôme Codesign, est le Certificat de Spécialisation Professionnelle de l’association Codesign-it en partenariat avec le CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers) et le CRI (Centre de Recherches Interdisciplinaires). Une formation continue sur l’innovation et la transformation collaborative dans les organisations et les projets complexes. Avec une méthode : apprendre en questionnant, apprendre en faisant, apprendre en partageant.

Le DipCo c’est le pari que la constitution d’une communauté apprenante de professionnels va permettre à chaque participant de développer ses compétences de facilitation, et pour le collectif de grandir dans sa compréhension des enjeux de l’innovation collaborative.

En chiffres il représente :  50-60 participants par an, 140 heures de formation soit 10 sessions de 3 jours proposées par an, 5 et 7 de ces sessions choisies par le participant pour obtenir son diplôme. 120 diplômés depuis sa création en 2015.

Une communauté apprenante de professionnels.

Le DipCo est destiné à tous. En tous cas, à toutes les personnes pour qui la question du collaboratif et la mobilisation des parties prenantes dans la gestion de projets complexes, est un enjeu. Et cela, à condition que le projet personnel ou professionnel du participant soit une opportunité pour la mise en pratique des apprentissages vécus pendant la formation.

« L’objectif est de diffuser au plus grand nombre les enjeux et l’intérêt de l’innovation collaborative. Nous voulons créer un terrain de jeu pour les participants. En les responsabilisant. Il faut qu’ils aient une possibilité de mise en pratique dans leurs environnements respectifs, de test dans leurs écosystèmes. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Un soin particulier est apporté au recrutement des participants, notamment pour assurer la diversité des profils et l’existence d’un projet personnel d’application des apprentissages.

« C’est la diversité des participants (un indépendant, un fonctionnaire de l’administration publique, un start-uper, un salarié d’une grande entreprise, etc.) du diplôme qui permettra de mieux comprendre et cerner les sujets abordés. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Une collaboration entre membres du collectif, participants au diplôme et intervenants externes.

Les membres du collectif sont les facilitateurs de chaque session. De manière général en trinôme, ils préparent la session dont ils ont la charge.

« Pour les membres du collectif, enseigner c’est apprendre. Chaque session est orchestrée et facilitée par les membres de Codesign-it! Elle est une occasion de prise de recul et de réflexivité ! La session est toujours codesignée avec deux ou trois participants. Pour eux, c’est aussi une manière d’apprendre. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

En plus de ce trinôme chefs d’orchestre, des intervenants – internes ou externes au collectif – sont invités à participer pour apporter une autre « coloration », être source d’inspiration pour la session : un consultant sur la question des socio-styles, un spécialiste du gaming, une psychiatre Gestalt, etc.

En février dernier, Trinité Laroche (membre de Codesign-it) était la Lead designer de la session du DipCo : Dynamiques collectives et Documentation. J’ai été invitée à participer en tant que représentante de la documentation de l’expérimentation Codesign-it et au même titre que deux autres intervenants : AnaÏs Thevenot, journaliste, membre de l’association Nonamekitchen.org documentant les mouvements migratoires aux frontières d’Europe de l’Est ;  et Nicolas Caruso, facilitateur graphique.

L’intention principale de ce temps était celle de l’écoute active = « j’écoute pour retranscrire ; pour transmettre » et non pas « j’écoute pour entendre / j’écoute que pour moi »

Il y a eu 3 équipes  : chaque équipe va voir 2 speakers et sera en position de transmettre puis de recevoir un contenu transmis.

La session, designée avec les deux participantes au diplôme Cécile Ruf et Elodie Dantar, s’est donc déroulée de la façon suivante :

En abordant le sujet de la documentation les participants ont fait collectivement l’expérience de la documentation en tant que telle. Et en ce qui me concerne, ce temps a été particulièrement riche, car une possibilité de questionner et faire évoluer le sujet de la documentation de l’expérimentation Codesign-it!

Citations du DipCO Session de Février 2019 – Nico Wauquiez, membres de Codesign-it!

Expérimenter. Tester. Partager. Questionner.

Le DipCo n’est pas une simple formation à la facilitation. Il a vocation à proposer une approche innovante, interactive et performante pour accompagner les projets complexes dans les organisations. Il doit faciliter le travail collaboratif, l’émergence d’idées nouvelles pour leur concrétisation durable en actions et résultats.

« Il n’y a pas de hiérarchie, pas de prof pendant les sessions. La matière est toujours coproduite par les participants. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

L’objectif du diplôme est de co-construire avec les participants une dynamique d’apprentissage /sur et en/ intelligence collective. Les participants sont mis en situation d’acteurs : ils sont tous autonomes et responsables de rendre les plus riches possible ces temps d’apprentissages individuels et collectifs.

« Les sujets des sessions sont construits sur la base d’une « grille de pédagogie inversée » qui reprend tous les principes, modèles et méthodes identifiés comme fondamentaux sur des sujets d’innovation collaborative. Chaque session devra aborder une partie de ces fondamentaux mais le design des session les contenus et les échanges avec les intervenants sont évolutifs et non linéaires. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

On alterne donc entre des temps expérientiels, des temps d’inspiration, de questionnement, et des temps de partage entre les participants sur leurs expérimentations personnelles d’application de leur apprentissages (appelées XP).

« Les sessions sont forcément hors-sol par rapport au quotidien des participants tellement elles sont riches en contenu. L’XP, menée en parallèle par chaque participant est une Invitation à mettre en place, tester, se tester soi sur des sujets d’innovation collaborative, dans son quotidien ses interactions habituelles, son écosystème. La restitution peut être un point d’étape. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Pendant une XP, le participant va parler du problème qu’il a décidé de résoudre, des hypothèses qu’il a choisies pour répondre à ce problème, de la façon dont il a mobilisé les différentes parties prenantes et des différentes itérations, des ajustements nécessaires pour avancer.

« D’ailleurs certains récits d’échecs, et donc d’itérations, de reformulations d’hypothèses ont été extrêmement apprenants pour tous. »

Mai-Liên Nguyen Duy, Membre de Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Les participants deviennent des ambassadeurs de l’innovation collaborative.

Le DipCo n’est pas une porte d’entrée dans le collectif Codesign-it! L’objectif est au contraire de diffuser au plus grand nombre.

« Avec le DipCo, nous avons l’ambition que les participants deviennent de bons sponsors de l’innovation collaborative, qu’ils acquièrent les bonnes postures et le bon vocabulaire pour incarner les démarches collaboratives d’innovation dans leurs environnements respectifs. »

Julie Credou, Membre du collectif Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

Nicolas Détrie cofondateur de Yes We Camp – collectif à l’origine des Grands Voisins notamment – s’est d’ailleurs inspiré du modèle pédagogique du DipCo pour créer son Diplôme Universitaire « Mise en œuvre d’espaces communs » (ouverture pour l’été 2019) en partenariat avec Codesign-it, Ancoats, et l’Université Paris-Est-Marne-la-Vallée.

« Le DipCo est un levier pour servir la vision de Codesign-it! En donnant à voir tout ce qui peut se faire, les participants pourront piocher ou même créer eux même les démarches collaboratives qui leur conviendront le mieux. »

Julie Credou, Membre du collectif Codesign-it et de l’équipe pédagogique DipCo

On retrouve ici l’idée chère à Codesign-it du partage en Creative Communs :  la diffusion au plus grand nombre dans une logique toujours évolutive et apprenante pour tous.

Pour une présentation complète du DipCo c’est ici !

Licence Creative Commons

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Faut-il un numerus clausus ? http://codesign-it-ventures.fr/2019/03/15/faut-il-un-numerus-clausus/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=faut-il-un-numerus-clausus http://codesign-it-ventures.fr/2019/03/15/faut-il-un-numerus-clausus/#respond Fri, 15 Mar 2019 14:11:31 +0000 http://codesign-it.com/?p=2388 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!

Faut-il un numerus clausus ?


« Devrions-nous être 50 membres ? Plus ? Moins ? Combien ? Pourquoi ? » c’est le débat lancé dans le collectif Codesign-it début janvier 2019.

La semaine dernière, les membres du collectif ont voté. Le scénario qui l’emporte est le suivant : « Décider chaque année d’une mise à jour du numerus clausus, +5 -5 ou flat. Et pour 2019, numerus clausus maintenu à 50 (flat) ».

Pourquoi cette question du nombre chez Codesign-it ? Et comment les membres sont-ils arrivés à cette décision ?

« A la fondation du collectif, l’une des intentions était de « S’avoir sous la main », de pouvoir se retrouver ailleurs que sur les projets des uns et des autres ou dans les cafés.
Par ailleurs, nous voulions être un collectif accueillant, hybrider nos profils et nos savoir-faire au gré des rencontres. On s’était fixé une limite à cinquante membres. A l’époque c’était intuitif ou théorique, et peu à peu le collectif a grandi et la question du numerus clausus est devenue plus tangible. »

Nico Wauquiez – Membre fondateur de Codesign-it

En effet le collectif a grandi assez vite. Ils étaient huit membres fondateurs, et aujourd’hui le collectif compte (au 18 février 2019) 46 membres, 32 partenaires et 2 résidents.

  • Les membres (en vert) portent ensemble les projets labellisés par le collectif, ils s’impliquent dans la mise en œuvre d’une gouvernance distribuée et dans la transmission en mode creative commons (CC BY SA).
  • Les partenaires (en orange) contribuent à la conduite des projets labellisés, sans pour autant s’engager dans la vie interne (vie collective, gouvernance et transmission).
  • Les résidents (en jaune) sont invités pour une période de six mois maximum qui doit permettre de faire connaissance, d’expérimenter la vie du collectif et de voir si ça fait des étincelles. A l’issue de la résidence, ils peuvent devenir membre ou partenaire.

En ce début d’année 2019, on approche les cinquante membres ; et la question du nombre traine dans les couloirs du 10CO – nom donné aux locaux du collectif.
Le débat existe et mérite d’être partagé entre tous. Chez Codesign-it la gouvernance est distribuée, et s’inspire de la sociocratie. Voilà comment ça se passe :

  • Une discussion est lancée sur une plateforme numérique de décision collaborative (Loomio)
  • Chacun peut donner son point de vue sur la problématique
  • Lorsqu’on estime que l’instruction a été suffisamment riche, une proposition de décision est formulée
  • Tous peuvent se positionner, et « Qui ne dit mot consent »
  • Si la décision empêche qqn de fonctionner, alors il formule une objection, qui doit être importante et raisonnable, et peut amener à la formulation d’une nouvelle proposition.
  • Si personne ne s’oppose (pas d’objection), la proposition est validée.

La problématique du numerus clausus est la suivante et c’est celle qui est posée aux membres de Codesign-it sur LOOMIO :
« Si l’on fixe une limite au nombre de membres, selon vous,

  • Qu’est-ce qui se joue pour notre collectif ?
  • Quelles opportunités tentons-nous de faire advenir ?
  • Quels risques tentons-nous d’éviter ?

Vous avez un avis, une idée, une intuition, partagez et rebondissez ! »

Sur Loomio, les discussions vont bon train. Les membres de Codesign-it discutent avec intérêt, enthousiasme et engagement, et la réflexion progresse. Pour preuve quelques commentaires partagés sur le fil de discussion :

« Jusqu’à quand faisons-nous société ? On ne fait pas société avec tout le monde mais en groupes plus retreints qui vivent en parallèle et se croisent. Notamment dans des petits groupes de 3-4 assemblés autour d’initiatives ou de projets »

« Plus on est, plus nous réussirons à rassembler et à faire vivre notre communauté de pratiques, de veille, d’entraide et d’échange. »

« Si on grandit, quelles contraintes – défis – à relever ? Comment continuer à se professionnaliser ? Quelle différence ferons-nous entre les partenaires et membres ? »

« Peur de perdre en agilité, ne plus avoir le temps de capter ce qui se passe ailleurs… de devenir has been. »

« Fixer un pallier au nombre de membres, c’est prendre le risque du circuit fermé, de la porte verrouillée et de la consanguinité ? »

« Ne pas fixer de pallier au nombre de membres c’est prendre des risques sur : le fonctionnement sociocratique (à quoi ressemble une élection sans candidat à 100 ? un cercle à 25 ?), la cohésion du groupe (aujourd’hui chacun connaît peu ou prou chacun, et cette proximité personnelle favorise le dialogue direct et la transparence entre nous, elle nous épargne le lobbying et la politique), la dilution de la responsabilité (à 50 je suis dans une taille de groupe où je vois l’impact de mes contributions pour le collectif, où je sais qu’on compte sur moi et où, d’une certaine façon, je suis observé. A 200, je peux me dire que ce n’est pas trop grave de ne pas pouvoir participer à l’effort commun, puisque beaucoup d’autres pourront le faire)… »

[…]

Un mois après le lancement du débat, une équipe se charge de reprendre l’ensemble des échanges pour établir des scénarios et formuler la proposition ci-dessous.

« Pour construire cette proposition, nous avons relu l’intégralité des commentaires et discuté, en essayant d’une part de faire ressortir les thématiques principales, et d’autre part de positionner les arguments sur les différents scénarios qui semblaient se dessiner.

Parmi les cinq scénarios proposés c’est le scénario C qui est proposé au Vote.

  • Scénario A : vingt membres de moins (numerus clausus à 30 membres)
  • Scénario B : maintien du numerus clausus de 50 membres
  • Scénario C : décider chaque année d’une mise à jour du numerus clausus, +5 -5 ou flat
  • Scénario D : + 30 membres (numerus clausus à 80 membres)
  • Scénario E : pas de numerus clausus : il n’y a pas de limite au nombre de membres.

Et donc pour 2019 : le maintien à 50 du numerus clausus.
Un numerus clausus évolutif chaque année qui suivra les grands principes suivants :

  • Encourager l’engagement des membres dans trois niveaux :
    • Exigence professionnelle dans les comportements et les pratiques,
    • Implication dans la gouvernance et la vie du collectif,
    • Transmission des pratiques jusqu’aux communs
  • S’appuyer sur toutes les formes de partenariats et par conséquent prendre soin des partenaires
  • Maîtriser la charge de fonctionnement du collectif
  • Soigner l’accueil et l’intégration des membres du collectif
  • Renforcer ou maintenir notre positionnement sur le marché (lisibilité de l’offre et des talents, réinvention des pratiques…)
  • Avancer et cranter sur les sujets internes tout en s’assurant de l’implication du plus grand nombre. »

Ce scénario et cette décision pour 2019 ont été validés par consentement, avec 40 réponses, toutes favorables. Ce qui potentiellement pourrait poser question face aux nombreux débats et questionnements soulevés par le sujet !? Pour cette instruction, tous les avis et les réflexions de chacun ont le mérite d’avoir été partagés, consolidés et retranscrits en une proposition de décision. C’est donc la volonté d’avancer en équipe qui l’emporte finalement.

 

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70 acteurs de labs d’innovation collaborative font équipe pour la création d’un Commun ! http://codesign-it-ventures.fr/2019/02/07/70-acteurs-de-labs-dinnovation-collaborative-font-equipe-pour-la-creation-dun-commun/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=70-acteurs-de-labs-dinnovation-collaborative-font-equipe-pour-la-creation-dun-commun http://codesign-it-ventures.fr/2019/02/07/70-acteurs-de-labs-dinnovation-collaborative-font-equipe-pour-la-creation-dun-commun/#respond Thu, 07 Feb 2019 12:31:03 +0000 http://codesign-it.com/?p=2292 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!

70 acteurs de labs d’innovation collaborative font équipe pour la création d’un Commun !


Codesign-it accompagne les entreprises dans la création et la vie de labs d’innovation collaborative. En 2017, le collectif a pris l’initiative d’organiser le “lab des labs” : une journée collaborative, rassemblant dans ses locaux à Paris des acteurs engagés de labs tant publics que privés.

La première édition 2017 avait été l’occasion d’identifier la singularité de l’impact des labs, de leurs trésors et de leurs challenges.  Le 13 décembre 2018, pour la deuxième édition du “lab des labs”, 70 acteurs ont répondu présents et un nouveau challenge s’est imposé : celui d’écrire un livre, un livre sur les pratiques et enjeux des labs d’innovation collaborative, dont ils seront les co-auteurs et diffusé au plus grand nombre dans une logique chère à Codesign-it : celle de la transparence et du partage, de l’open source et des Creative Communs.

Définition d’un lab :  

« Un lab est un dispositif. C’est un environnement (un lieu), une équipe et un socle méthodologique, le tout au service d’une ambition définie. Un lab peut par exemple accélérer la résolution de problèmes complexes, grâce à l’utilisation de méthodologies, à l’activation de leviers de facilitation,  à l’intelligence collective. Un lab permet d’essaimer, de diffuser les nouvelles pratiques et façons de fonctionner au sein d’une organisation. »

Nadège Lossouarn – Membre Codesign-it – Facilitatrice du Lab des labs #2

 

Au lab des labs #1 en décembre 2017, Codesign-it lançait une communauté de praticiens. Sur une journée, les acteurs des Labs ont partagé leurs questions et leurs trésors. Ils ont fait émerger les grands sujets à penser, les thèmes principaux qui les préoccupent et sur lesquels ils aimeraient travailler régulièrement ensemble. A l’issue de ce premier lab des labs, huit thématiques sont identifiées et serviront d’inputs à la prochaine étape :

 

Le lab des labs #2 a proposé de poursuivre l’aventure avec la création d’un Commun :  celui d’écrire un livre blanc avec tous les participants en se basant sur ces thématiques qui en constitueront les chapitres.

“La littérature en France sur les labs est encore discrète : un livre et un article de fond sur les labs ont été écrits par Olivier Laborde, pionnier chez Natixis. Or, depuis 12 ans que les labs d’innovation collaborative existent, les pratiques sont foisonnantes et passionnantes. Le temps de l’écriture est venu, de la “cristallisation” comme disent les chercheurs. En tant qu’acteurs engagés auprès de ces praticiens, nous avons eu envie de créer les conditions que ce livre s’écrive avec tous, et dans l’intention de créer au delà d’un objet commun, un Commun au service du plus grand nombre. Nous avons designé le lab des labs #2 dans cette perspective, en coopération avec Manuel Zacklad du CNAM, notre partenaire de recherche”.

Catherine Foliot – Membre Codesign-it – Facilitatrice du Lab des labs #2

 

La proposition est donc que :

En une journée, tous les praticiens de lab présents s’unissent pour atterrir sur des outputs travaillés et assez robustes, qui constitueront la base de la publication d’un livre blanc, dont tous les auteurs seront les participants, et qui sera publié en 2019 en Creative Communs.

Le design de la session a rendu possible ce pari un peu fou.   Par ailleurs, les 70 participants, tous acteurs de Labs – plus ou moins entraînés certes – sont de fervents défenseurs de l’innovation collaborative et participative. Ils s’enthousiasment donc à l’idée de cette expérience nouvelle !

Le 13 décembre ils ont œuvré pour que :

37 organisations  = 70 participants = 60 porteurs de lab + 10 facilitateurs Codesign-it

= 1 LIVRE BLANC

La journée est un succès ! Les participants témoignent avec émotion : 

 

Les conditions humaines et méthodologiques sont effectivement réunies pour assurer le succès de l’opération.

Les praticiens ne viennent pas de la même organisation mais appartiennent à une communauté. C’était l’un des objectifs du lab des labs 1 ; et même si on compte de nombreux nouveaux arrivants pour cette deuxième édition, ils sont accueillis comme des paires. Et cela même si leurs labs sont de tailles, de fonctions, ou d’origine différentes. Le Cross Organisation permet de faire avancer les systèmes de différents niveaux de maturité.

Le terrain est fertile à la création ; l’ambiance est saine, productive et créatrice de valeur. Les règles implicites des échanges sont le dialogue et le partage en transparence, sans filtre, en intimité et confiance pour la Cross pollinisation et la Cross fertilisation.

La session est très rythmée et non pas moins qualitative. Tout au long de la journée, on va chercher de l’information, on partage, on fait des feedbacks, on produit et on prend du recul. Et on recommence dans cet ordre ou dans un autre ; en individuel, à deux, en groupe ou en plénière. On alterne entre des moments de réflexivité, de production et de feedbacks. C’est une méthodologie inspirée de Patches & Nodes, qui permet de rassembler un maximum d’informations et produire intensément en faisant participer un maximum de personnes à un projet commun ; et cela en un temps record.

Dans les patchs les participants produisent en groupes parallèles d’une dizaine de personnes chacun. Le noding se fait en groupe restreint (2 à 4 personnes) et est un moment de partage sur les avancées des différents patches. On y collecte les feedbacks et les propositions d’itérations. On retourne alors dans son patch pour creuser et rendre les productions plus robustes grâce aux fameuses suggestions faites en nodes.

Lors de la journée du 13 décembre, les praticiens des labs se sont retrouvés :

  • à deux pour créer des interconnexions, pour aller chercher de l’information dans la galerie de retours d’expériences,
  • en patch pour réfléchir pour chaque thématique au terrain de jeu, aux sujets prioritaires et aux bonnes pratiques ou points de vigilance ; puis pour commencer à formaliser le contenu du chapitre du livre,
  • en nodes, pour partager les avancées des patchs et collecter des feedbacks
  • en plénière pour un retour d’expérience ou pour partager collectivement les productions de chaque groupe de travail et donner son feedback.

Et tout cela en une journée seulement car tout est bien orchestré par l’équipe de facilitation. Donc même si on est 70, on produit ensemble et on se sent impliqué dans la réalisation globale de l’œuvre.

Le lab des labs #2 a renforcé l’équipe et a été une journée pleine de surprises aussi bien pour les participants que pour les facilitateurs Codesign-it. En effet, le niveau de maturité des participants est tel que les facilitateurs décident de modifier les consignes du second temps de production en groupe et de proposer aux acteurs de labs d’aller encore plus loin dans la production du livre.

Le livre blanc est bien avancé et la quasi totalité des praticiens ayant participé à sa construction acceptent d’en être les co-auteurs. On sent également une demande, voire un besoin, chez les praticiens de multiplier les rencontres de ce type. Pourquoi attendre un an avant de se revoir ? Les idées fusent et des propositions de rencontres en dehors du lab des labs sont lancées. D’ailleurs, prochainement plusieurs labs d’Ile de France ont organisé une expédition à Toulouse pour un temps collectif dans l’un des labs d’AIRBUS.

La machine est lancée et les praticiens engagés ! De nouvelles surprises sur les labs sont donc à venir. Ce qui est sûr c’est que vous entendrez parler très bientôt de la publication du Livre Blanc des labs d’innovation collaborative. Dans les couloirs du 10Co j’ai cru entendre parler du mois de mars !

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L’exercice de la représentation visuelle a un impact sur la transformation collaborative des organisations ! http://codesign-it-ventures.fr/2019/01/29/lexercice-de-la-representation-visuelle-a-un-impact-sur-la-transformation-collaborative-des-organisations/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lexercice-de-la-representation-visuelle-a-un-impact-sur-la-transformation-collaborative-des-organisations http://codesign-it-ventures.fr/2019/01/29/lexercice-de-la-representation-visuelle-a-un-impact-sur-la-transformation-collaborative-des-organisations/#comments Tue, 29 Jan 2019 16:39:02 +0000 http://codesign-it.com/?p=2272 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!

L’exercice de la représentation visuelle a un impact sur la transformation collaborative des organisations !


Le 6 décembre dernier, le Pôle Transformation récemment créé au sein du Conseil Supérieur du Notariat (CSN) s’est réuni pour un premier séminaire d’équipe.

Les objectifs – fixés en amont avec la directrice du Pôle, Françoise Vichot, et plusieurs représentants des services qui le constituent – sont de mieux définir ce qu’on entend par « Transformation », mieux identifier les missions du Pôle et de ses différents services ; pour mieux travailler en équipe et avec leurs clients. Vaste programme au service de l’objectif principal de ce premier séminaire : celui de mieux se connaître.

La représentation visuelle a été choisie comme fil rouge de la journée mais aussi comme le moyen de faire vivre une expérience « transformante » aux trente participants.

A la fin de la journée, on considère que le séminaire est un succès. En quoi la représentation visuelle y a-t-elle participé ?

La représentation visuelle c’est de la facilitation graphique, du scribing, de l’illustration et de la modélisation. Et tous les membres du Pôle transformation du CSN y ont goûté le 6 décembre dernier.

D’abord à travers l’environnement au sein du 10CO – lieu de rassemblement des membres du collectif Codesign-it, dans lequel ils organisent aussi des sessions avec leurs clients – créé pour être source d’inspiration et dans lequel Keith Haring, Jean-Michel Basquiat et Banksy s’invitent par exemple sur les murs.

Les facilitateurs graphiques, eux, rythment la session en scribant les échanges.

Ensuite et tout au long de la journée, ils accompagnent les membres du Pôle Transformation du CSN dans leurs productions. Finalement, et en faisant collectivement l’expérience de la représentation visuelle, ces derniers deviennent les acteurs principaux de leur transformation.

Cela commence par une mise en jambe : « Picasso dans le sac ». La consigne est simple : « Prenez la feuille A4 qui vous est donnée. Glissez-la dans le sac. Prenez votre stylo. Mettez la main dans le sac. Et dessinez le portrait de votre binôme. Vous ne pouvez pas regarder le dessin que vous êtes en train de réaliser. Et vous n’avez pas le droit de lever votre stylo. Tout doit être fait d’un trait continu. » On peut sentir une légère appréhension au début de l’exercice mais les participants se laissent aller très rapidement. Finalement, tout le monde est capable de dessiner. C’est décomplexant et ça fait du bien !

Ensuite et en trois temps dans la journée, les participants ont créé leurs propres œuvres graphiques. Feutres, ciseaux, journaux, pochoirs, dessins, et panneaux vierges à disposition, ils sont répartis en quatre groupes et travaillent à la représentation visuelle :  

  1. De la transformation en soi
  2. Du Pôle Transformation et de ses services
  3. De ses missions et de son rôle au sein du CSN

A chaque temps, chaque groupe se dirige vers une œuvre voisine ; sauf une personne qui reste garant de l’œuvre réalisée jusqu’alors, et est en charge de la commenter aux nouveaux arrivants. Les œuvres deviennent alors les réalisations d’un maximum de participants.

Les moments de représentation visuelle sont ponctués par d’autres temps d’échange et de modélisation qui donnent de la matière à la représentation visuelle qui suivra. Par exemple :

  • Des vidéos introductives des Sponsors du Projet de transformation du CSN : Jean-François Humbert, président et David AMBROSIANO, premier vice-président du bureau du CSN.
  • « Dans la peau de », pour décrire ce que fait une entité du Pôle Transformation que l’on ne connaît pas forcément bien
  • Des témoignages et échanges en plénière avec des clients du pôle transformation
  • Des réflexions en sous groupes sur le « Pourquoi, Comment, Quoi » du Pôle de transformation : sa raison d’être, son rôle futur, ses marqueurs, ses valeurs, ses livrables, etc.

En fin de session a lieu le vernissage : les œuvres sont affichées et présentées par leurs auteurs.

 

Quelques témoignages des membres du Pôle Transformation :

« J’ai été impressionnée de ce que nous avons réussi à faire ensemble, et cela même en changeant de groupe de travail régulièrement. Tout le monde était partant. Et des personnes, peut-être moins expressives à l’oral, ont sûrement été plus à l’aise pour participer. »

« Cela paraissait difficile au début puis c’est devenu de plus en plus facile. On laisse de côté nos complexes. On se lâche et les réserves ou appréhensions se lèvent. »

« Cela nous oblige à simplifier et à aller à l’essentiel. C’est ludique et récréatif. Cela nous permet de sortir du cadre et de penser autrement. On s’en souviendra en bien. »

« On sent de l’envie et du dynamisme. Cela nous permet de parler avec plus d’émotions et on prend conscience de manière assez viscérale. »

« Cela permet de se connaître et c’est convivial. Cela permet plus d’interactions. On ne peut pas être tout seul. Et en plus, cela abolit la hiérarchie. »

« La valeur ajoutée se trouve beaucoup dans la partage autour de l’œuvre, au moment de sa création et de sa présentation. Les moments de réflexions, en dehors du travail sur l’œuvre sont absolument nécessaires pour nourrir le travail graphique. »

« Demain, on pourrait afficher nos œuvres dans nos bureaux. Cela pourrait donner de bonnes idées à d’autres. On pourrait aussi avoir un tableau blanc pour partager les informations, cela nous éviterait de nous répéter ou de trop croiser les discours. »

Les membres du Pôle Transformation du CSN ont participé à leur séminaire avec envie, engagement et dynamisme. Et cela malgré le changement de programme ! Car oui, le 6 décembre dernier dès la première heure, l’arrêté relatif à la deuxième vague de création de 733 nouveaux notaires pour les deux prochaines années, est publié et bouscule l’agenda de la journée. Le Pôle Transformation du CSN – car c’est son rôle aussi – a donc comme priorité de prendre en compte et communiquer sur cet arrêté auprès du notariat. L’équipe de facilitation Codesign-it repense alors le planning de la session et faute de temps, l’un des sujets initialement au programme ne pourra être traité dans le détail. Il devra faire l’objet d’une seconde étape de réflexion ; ce qui a pu générer une légère frustration chez certains des participants.

Ce qu’on remarque surtout c’est que l’équipe de facilitation et les membres du Pôle Transformation ont réussi, même si tout a bien été pensé avant, à s’adapter et innover pendant. C’est rassurant finalement, surtout quand on parle de transformation ! Le choix a donc été fait de se concentrer sur la facilitation graphique et la production de l’œuvre en gardant en tête l’objectif principal de mieux se connaître.

Objectif rempli en partie grâce à la représentation visuelle ! Car elle fédère et permet de construire en collaboration en un temps record. Elle est une occasion de se connaître, de partager et de se reconnaître. Elle permet d’imprégner et de garder en mémoire. Elle aide à construire la pensée, à structurer et à donner du sens.

En attendant le prochain séminaire et de retour dans leur environnement « naturel » avec leurs œuvres, les participants pourront réfléchir à la mise en pratique des résultats de leurs premiers échanges du 6 décembre.

 

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We could be heroes ! http://codesign-it-ventures.fr/2019/01/21/we-could-be-heroes/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=we-could-be-heroes http://codesign-it-ventures.fr/2019/01/21/we-could-be-heroes/#respond Mon, 21 Jan 2019 10:31:38 +0000 http://codesign-it.com/?p=2250 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!

We could be heroes !


Il y a une hypothèse : celle que l’expérience du collectif Codesign-it doit être partagée au plus grand nombre notamment en la documentant. Pour répondre à cette hypothèse une dizaine de Codesign-iters ont décidé d’écrire un livre « pas chiant et apprenant » sur la vie d’un facilitateur de session d’innovation collaborative : UN LIVRE DONT VOUS ÊTES LE HÉROS.

Comme dans la célèbre série des années 80, le livre est un jeu de rôle. Vous entrez dans la peau du héros facilitateur, vous démarrez au chapitre 1 et dès la première étape vous avez le choix entre plusieurs options. Chaque option ramène alors à une nouvelle situation, un nouveau chapitre.

En février 2018, un premier Livre « La session dont vous êtes le héros » avait déjà vu le jour à l’occasion de l’Acôdémie Codesign-it (Programme de formation du collectif). Il avait pour objet l’alignement des sponsors.

Pour ce nouvel ouvrage 2019, le périmètre est plus large et nous fait parcourir la vie d’un facilitateur de l’avant session jusqu’à l’après-session.

Le travail de préparation avant écriture est donc colossal. L’équipe Codesign-it en charge a collecté de façon exhaustive les situations apprenantes et vécues par les membres du collectif. Fin janvier elle aura fini d’ordonner et d’uniformiser les cas. Au total vous pouvez traverser entre 50 et 60 scenarii plus ou moins complexes grâce aux 200 chapitres du livre.

François Rochet, membre du collectif, pourra alors commencer le travail d’écriture. Il choisit la Heroic Fantasy qui permet de « décaler le propos et de mieux s’identifier ». Les facilitateurs graphiques du collectif auront alors le plaisir d’illustrer ce récit héroïque. Avec un objectif de sortie à l’été 2019, le livre sera auto-édité sous format numérique mais aussi sous format papier à la demande.

« La théorie est plus accessible si on la transforme en situations pratiques. D’autant plus si on fait faire au lecteur un pas de côté ; si on le fait sortir de son cadre de référence. On ne prétend pas créer LE livre référence mais il sera au moins le témoin de ce que nous vivons au sein du collectif. Cela va nous servir, à nous, chez Codesign-it. Et si cela peut servir en dehors du collectif, tant mieux ! »

Alors comment sera ce héros de la facilitation ? Homme ? Femme ? Animal ? Aura-t-il un compagnon d’aventure ? Une famille ? Et des pouvoirs magiques ?
Verdict mi 2019 !

A l’occasion de cet article j’ai noté que, dans le collectif Codesign-it, ils étaient assez nombreux à avoir la fibre Auteur. Si vous voulez les découvrir en voici quelques uns (car j’imagine qu’il peut y en avoir d’autres que je n’aurais pas encore démasqués !)

  • Ce que regarder veut dire – Présence et métamorphoses (Catherine Foliot)
  • Encore un putain de bouquin sur la créativité – (Gauthier Helloco – en cours d’écriture)
  • Découvrir l’intelligence Collective (Olivier Piazza)
  • Le nénuphar – Carnet de route avec un cancer (Chloé Renault)
  • Agence 42 Tome 1 / Tome 2 (François Rochet – sorties respectives en Février 2019 puis Mai 2019)
  • 40 heures pour se préparer à l’entretien de personnalité (Nicolas Wauquiez)

Licence Creative Commons Cette œuvre de Codesign-it! et Fanny de Font-Réaulx est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

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Immersion en réalité virtuelle ! http://codesign-it-ventures.fr/2018/11/29/immersion-en-realite-virtuelle/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=immersion-en-realite-virtuelle http://codesign-it-ventures.fr/2018/11/29/immersion-en-realite-virtuelle/#respond Thu, 29 Nov 2018 17:08:32 +0000 http://codesign-it.com/?p=2168 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!
Episode 4

Immersion en réalité virtuelle !


Depuis 1 mois dans les locaux de Codesign-it à Paris, vous pouvez vivre une expérience d’immersion dans le monde de la réalité virtuelle et de la visualisation 3D.

L’objectif de cette expérience : faire émerger des idées, réfléchir et modéliser des concepts, des organisations, tester leur cohérence et les partager.

Comment ça marche ? DreamSketcher est un outil qui permet de dessiner en réalité virtuelle. Masque sur les yeux, manettes de pinceaux et couleurs en mains, musique dans les oreilles en option, vous entrez dans l’espace de modélisation : un parallélépipède rectangle de la taille d’une pièce de 12m2, dans lequel vous pourrez laisser libre cours à votre imagination autour de votre avatar (une photo 360° en nuage de points).

Astronaute et peintre en même temps, vous êtes au cœur de l’espace et dessinez vos idées, pensées ou réflexions autour du sujet de votre choix. DreamSketcher c’est une autre façon de s’exprimer, de co-créer et de partager, soit en live pendant votre immersion, soit à posteriori.

Le projet est expérimental et en partenariat avec David Nahon du 3D Experience Lab. C’est un prototype et tous les tests réalisés aujourd’hui ont pour objectif de faire évoluer l’outil et l’expérience. Avec une ligne directrice : trouver des utilisations pratiques qui apportent de la valeur dans le cadre de projets de transformation et d’innovation collaborative. A ce stade, plusieurs domaines d’application ont été identifiés : le coaching, les pitchs, l’imaginaire commun, la célébration, l’émergence d’idées nouvelles, la visualisation ou représentation immersive, le déconditionnement.

L’expérience permet d’aller piocher en profondeur, de se surprendre, d’expérimenter artistiquement des ressentis de façon très instinctive, de lâcher prise de façon douce et de changer son état d’esprit. Elle permet également de pouvoir en discuter ensuite et donner du feedback.

La semaine dernière je l’ai testée pour vous : j’ai représenté en 3D l’écosystème Codesign-it!
Je ne vous cache pas ma légère appréhension au démarrage de l’exercice. D’autant plus qu’en dessin je suis vraiment mauvaise… Mais l’expérience est facile d’accès et ne requiert aucune compétence particulière. Alors, sous l’œil bienveillant du chef d’orchestre de l’opération, Matteo Gozzi – membre de Codesign-it – je me sens en confiance et me lance dans l’aventure. Très vite l’appréhension disparaît et on se laisse embarquer dans la 3ème dimension où tout semble possible.

« Codesign-it est un collectif d’in(ter)dépendants, sans hiérarchie, un système de gouvernance par des cercles. Les membres et les partenaires gravitent dans cet écosystème autour de projets d’innovation collaborative chez les clients. Des idées, de la créativité et de l’innovation émergent du fruit de ces collaborations. Les différents projets et acteurs sont reliés et partagent. »

« Je n’ai pas voulu délimiter l’organisation. Tous ses acteurs évoluent dans l’espace, dans cet écosystème ouvert, transparent et mouvant. C’est comme si je pouvais les faire vivre, par leurs positionnements et par les liens tissés entre eux. J’ai l’impression d’être au cœur d’une maquette vivante. »

L’expérience est intuitive et rassurante, et grâce à elle l’écosystème de Codesign-it me paraît plus clair. C’était ma première fois avec la réalité virtuelle et je ne m’attendais pas à rester coincée dedans aussi longtemps ! Je pense d’ailleurs refaire appel à elle prochainement ; pour une représentation de la scénographie de ma prochaine pièce de théâtre par exemple.

En tous cas, je vous invite à tenter l’expérience ! Les DreamSketchers Open Test sont ouverts tous les jeudis de 14H à 18H au 10CO (lieu de regroupement parisien des membres de Codesign-it) ! Pour y participer, contactez- nous !

D’autres se sont déjà laissé tenter.
Voici quelques œuvres !





Paris, le 29/11/18 – Fanny de Font-Réaulx – Reporter chez Codesign-it!

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Acte IV scène 6 au 10CO ! http://codesign-it-ventures.fr/2018/11/16/acte-iv-scene-6-au-10co/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=acte-iv-scene-6-au-10co http://codesign-it-ventures.fr/2018/11/16/acte-iv-scene-6-au-10co/#respond Fri, 16 Nov 2018 17:26:55 +0000 http://codesign-it.com/?p=2102 Documentation de l’expérimentation Codesign-it!
Episode 3

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Codesign-it c’est quoi ? Testez vous ! http://codesign-it-ventures.fr/2018/11/16/codesign-it-cest-quoi-testez-vous/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=codesign-it-cest-quoi-testez-vous http://codesign-it-ventures.fr/2018/11/16/codesign-it-cest-quoi-testez-vous/#respond Fri, 16 Nov 2018 17:14:16 +0000 http://codesign-it.com/?p=2096 Documentation de l’expérimentation Codesign-it!
Episode 2

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