ateliers – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr innovation collaborative Wed, 30 Oct 2019 13:42:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://i0.wp.com/codesign-it-ventures.fr/wp-content/uploads/2015/08/Co_logo_small.png?fit=32%2C32 ateliers – Codesign-it! http://codesign-it-ventures.fr 32 32 110756974 La journée des métier de Codesign-it ! La pluridisciplinarité dans un collectif ça se cultive ! http://codesign-it-ventures.fr/2019/09/10/2550/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=2550 http://codesign-it-ventures.fr/2019/09/10/2550/#respond Tue, 10 Sep 2019 09:30:52 +0000 http://codesign-it.com/?p=2550 [...]]]> Documentation de l’expérimentation Codesign-it!

La journée des métiers de Codesign-it !

La pluridisciplinarité dans un collectif

ça se cultive !


C’était une première ! Le 14 juin dernier s’est tenue la Journée des métiers du collectif Codesign-it! 

Entre 2014 – année de création du collectif – et aujourd’hui ils sont passés de 8 membres fondateurs à 44 membres, 38 partenaires, et plus de 200 clients. 

Une des convictions du collectif est que la pluridisciplinarité des personnes qui le composent est une de ses plus grandes richesses. Mais comment s’engager dans un collectif en étant indépendant ? Comment véritablement se rencontrer professionnellement si ce n’est lors d’un projet ? Une question qui se pose d’autant plus quand le collectif est nombreux. Comment éviter les silos ou les regroupements par genre, et mieux travailler ensemble ? Ou tout simplement comment savoir qui fait quoi dans le collectif ? 

Michel Clavel et Julie Crédou, membres de Codesign-it, ont eu l’idée d’organiser une Journée des métiers : une journée collaborative consacrée à la découverte des personnes, des talents et des métiers de ceux qui composent le collectif mais aussi qui gravitent autour de lui. Parce que la pluridisciplinarité du collectif et des personnes qui le font vivre, ses membres ont à coeur de la cultiver, et avec soin.

“ Cette journée est une occasion de se rencontrer ; entre membres, partenaires et amis du collectif. Nous voulons donner une vision du collectif dans son entièreté, et mettre en avant ses différents métiers. C’est aussi un temps où l’on peut réfléchir à l’avenir, à la construction de nos métiers de demain et à de nouvelles approches pour répondre aux problématiques de nos clients. ”

Michel Clavel, membre de Codesign-it

“ C’est une journée vitale pour le collectif. Certains métiers ne sont pas assez connus et trop peu exploités dans les projets. La journée permettra de recréer des connexions entre des métiers plus centraux et des métiers plus périphériques et de créer des nouvelles perspectives d’interactions entre tous. ”

Matteo Gozzi, membre du collectif

Au moment de la préparation de la journée, les attentes sont fortes. Les doutes existent, non seulement car c’est une première édition mais parce que la réussite de la journée dépend de l’investissement bénévole des membres, partenaires et amis du collectif en tant qu’intervenants et participants à la journée. 

Elle se veut d’ailleurs la plus collaborative possible ! Il y a donc eu : 3 salles pour potentiellement 3 ateliers d’une heure en parallèle ; 5 ateliers proposés dans chaque salle ; soit au total une quinzaine d’interventions dans la journée. 

Le 14 juin dernier 40 personnes se sont présentées au 10CO, lieu de rassemblement parisien du collectif. 

“ Nous avons mis en place un duplex et de la visioconférence. Cela a bien fonctionné ! Certains étaient présents à distance depuis Lyon, Toulouse, les Pays-Bas, l’Angleterre et la Suisse. ”

Julie Crédou, membre du collectif 

Les ateliers proposés sont très variés. On y partage des initiatives du collectif (le projet Minimum : l’équipement mobilier minimum pour collaborer un maximum), on teste des idées encore à un stade très embryonnaire (le Facilitateur Vidéaste pour la montée en compétences des collaborateurs, Facilitation graffiti, etc.), on présente certains métiers pour mieux les comprendre et mieux les intégrer aux projets  (la Facilitation graphique, techniques créatives sensibles), on expérimente (le design d’expériences sensibles), on brainstorme sur le Visual management. Il y avait même un atelier surprise ! 

Une possibilité pour chacun donc, de créer son parcours individuel tout au long de la journée. 

Ils témoignent : 

“ Pour la matinée, j’ai choisi des ateliers très “visuels” : 

  • Les enjeux de la facilitation graphique : où et quand les intégrer dans la discussion avec nos clients, avec Viviana Gozzi, Laure Villemaine et Nicolas Caruso
  • Le Visual management avec Greg Serikoff
  • Le Visual leadership avec Antonio Meza

Une journée comme celle-là décloisonne les métiers. Je me suis rendu compte qu’un facilitateur graphique était aussi un facilitateur. Pas seulement un facilitateur graphique. On les limite parfois à cette unique compétence. J’ai compris comment parler de la facilitation graphique et je serai plus à l’aise pour l’intégrer et valoriser sa pertinence dans mes projets.

Avec Antonio, nous avons beaucoup travaillé. Il nous a fait réfléchir à une de ses idées. On a beaucoup produit. Et quand on produit, on apprend !

Je ne savais pas ce que j’allais voir pendant la journée et je me suis laissé surprendre. D’ailleurs je suis allée à l’atelier surprise de l’après-midi. C’était sur le panache ! J’ai apprécié le format de cet atelier avec un temps de discussion à deux. 

Cette journée m’a amenée vers d’autres façons de penser. J’aurais voulu voir encore plus d’ateliers. Je pensais partir à l’heure du déjeuner et finalement je suis restée jusqu’à la fin de la journée ! ”

Pénélope Baudoin Arkilovitch, amie de Codesign-it 

“ Une journée comme celle-là me rallie et me relie au collectif. J’ai participé à l’atelier sur les Techniques créatives sensibles présenté par Isabelle. Nous avons pris le temps ensemble de faire émerger ce que c’est, comment ça marche et à quoi ça sert. C’est penser davantage à la dimension corporelle et sensorielle (plutôt qu’à la dimension conceptuelle et cérébrale) qu’on va mettre en place dans une session et qui va concourir à amorcer une transformation. Non seulement cela nous intéresse, mais en plus cela ne demande pas forcément beaucoup de moyens pour faire des choses intéressantes.  Peut-être que nous nous mettons trop de limites au moment du design de nos sessions. Peut-être que nos sponsors ont plus d’appétit pour l’expérience sensible que nous l’imaginons. ”

Brice de Margerie, membre de Codesign-it!

“ C’était très inspirant. On était dans un partage de vision qui a fait émerger l’envie commune de créer une nouvelle offre. On s’est aligné sur la valeur ajoutée de cette dimension d’expérience sensible. Il y a maintenant un groupe de travail. Ce n’est vraiment pas ma zone de confort habituelle, mais j’ai quand même envie d’avancer avec le groupe. ”

Aliénor de Monredon, membre de Codesign-it!

Pour certains intervenants cette journée a été l’opportunité de tester une idée. C’est le cas d’Antonio par exemple dans son atelier Visual Leadership. 

“ La Journée des métiers a été l’occasion pour moi d’un miniLAB autour d’un sujet qui me tient à coeur, et que j’ai en tête depuis quelques mois. J’ai pu le tester et avoir un feedback émotionnel des participants. Je me suis engagé pour cet atelier et j’ai beaucoup reçu. ”

Antonio Meza, partenaire de Codesign-it

Rémi Sabouraud dans son atelier surprise sur le panache a cité les mots inspirants d’Edmond Rostand : 

« Le panache, n’est pas la grandeur mais quelque chose qui s’ajoute à la grandeur, et qui bouge au-dessus d’elle. C’est quelque chose de voltigeant, d’excessif – et d’un peu frisé […], le panache c’est l’esprit de bravoure. […] Plaisanter en face du danger c’est la suprême politesse, un délicat refus de se prendre au tragique ; le panache est alors la pudeur de l’héroïsme, comme un sourire par lequel on s’excuse d’être sublime […] »

Il fallait un peu de panache pour le faire et la Journée des métiers a été une réussite. Sous l’orchestration bienveillante de Michel et Julie, cette journée témoigne de ce qu’est le collectif : une communauté pleine de diversité mais aussi de solidarité. Les initiatives sont lancées et nous avons hâte de voir comment elles se concrétiseront. 

“ La Journée des métiers du 14 juin était un prototype. On a créé un moment qui n’existait pas. J’ai été très nourri par le contenu, par l’engagement  et par la qualité des relations pendant toute la journée. On avait une idée, on l’a concrétisée, et aujourd’hui elle paraît évidente. ”

Michel Clavel, membre de Codesign-it

La Journée des métiers du 14/06 était un peu comme une fête. On y a travaillé mais c’était également un moment de célébration du groupe. 

“ Une journée comme celle-là, ça densifie et accélère les connexions. ”

Greg Serikoff, membre de Codesign-it

“ On connaît a priori la diversité des personnes qui composent le collectif mais la Journée des métiers est une occasion de le vivre. C’est un moment de générosité qui recharge les batteries. Je suis plus chargé que quand je suis arrivé. ”

Antonio Meza, partenaire de Codesign-it

Alors vivement la prochaine édition ! Pour laquelle il y aura sûrement : encore plus de diversité dans les ateliers proposés ; des rencontres entre les intervenants pour permettre encore plus de résonances le jour J ; un speed-dating pour des rencontres en one-to-one ; et encore plus d’ouverture avec la participation de clients et peut-être même des co-opétiteurs !! 

Scribe de la Journée des métiers par Brendan Backmann / Kay One, facilitateur graphique, ami du collectif le 14/06, devenu depuis partenaire.

Licence Creative Commons

Cette œuvre de Codesign-it! et Fanny de Font-Réaulx est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

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Ouvrir un Lab, l’effet magique ? http://codesign-it-ventures.fr/2018/03/28/ouvrir-un-lab-leffet-magique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ouvrir-un-lab-leffet-magique http://codesign-it-ventures.fr/2018/03/28/ouvrir-un-lab-leffet-magique/#respond Wed, 28 Mar 2018 12:53:26 +0000 http://codesign-it.com/?p=1597 [...]]]> Que peut-on attendre du lancement d’un lab ? Lorsqu’une organisation décide de libérer 50 à 700m2, de l’équiper et d’y affilier une capacité de facilitation à temps plein, elle attend souvent de lui que, du jour au lendemain, il révolutionne l’entreprise ou l’institution entière… Que ce lab ait été déployé par l’adhésion à une tendance ou par la nécessité d’une transformation profonde de l’organisation, il est presque toujours entouré de ce halo magique, ce sentiment qu’un effet de levier prodigieux va tout changer, des pratiques à l’atmosphère, des ambitions aux résultats. Comme si la création du lab allait compenser 40 ans d’expérience par un coup de baguette magique.

Se donner les moyens d’ouvrir un lab et avoir la volonté de se transformer est une chose, maintenir cet effort dans la durée est une toute autre entreprise. C’est là que se joue la réussite d’un lab, dans l’adéquation entre l’ambition et les moyens.

Des opérateurs des labs d’innovation, accompagnés par Codesign-it! ces dernières années, font part de leur expérience.

Un Lab d’innovation, pour vous, qu’est-ce que c’est ?

 « C’est un dispositif de l’entreprise connecté au business, qui permet aux  équipes de prendre du recul, d’innover, de travailler autrement et de façon collaborative pour améliorer leur performance, leur bien-être, leur engagement, leur capacité de remise en cause et d’innovation. » Anne-Sophie Bianne, Smart Collab, Airbus, Toulouse

« Un lab d’innovation collaborative est un dispositif mis au service de tous les collaborateurs d’une entreprise pour traiter de sujets stratégiques complexes sous forme d’ateliers de travail collaboratifs, en utilisant des méthodologies de travail spécifiques et adaptées permettant d’obtenir plus rapidement des résultats innovants, robustes et concrets. » Marion van Bommel, Lab AZAP, FDJ, Boulogne

« Un lab traduit le côté exploratoire, expérimental, prototypage. L’innovation est le fait d’aller sur un terrain inconnu pour celui qui s’y rend. Un laboratoire d’innovation serait donc cet espace-temps régi par des règles particulières (droit à l’erreur, écoute, bienveillance, ouverture…) où l’on explore, expérimente des réponses nouvelles à nos problématiques, dans une logique d’apprentissage et de transformation », Zeineb Chaabane, BercyLab, Ministère des Finances, Paris

« Un lieu qui permet de sortir du cadre et de trouver ensemble et rapidement des solutions à des problèmes complexes » Christian Daumarie, Hub Kaombo, Technip, La Défense

Quelles étaient vos attentes et comment ont-elles évolué ?

« Nos attentes au départ étaient d’aider le business à accélérer la résolution de problèmes complexes grâce à des méthodes et à un environnement collaboratifs. Aujourd’hui, nous voulons également provoquer chez les collaborateurs, grâce à ce lab, de nouveaux réflexes « collaboratifs » (faire rentrer la collaboration dans leur ADN) en leur transférant les compétences et outils adéquats et ainsi générer une nouvelle façon de travailler au sein de l’entreprise. » Anne-Sophie Bianne, Smart Collab, Airbus.

« Notre lab d’innovation collaborative, appelé AZAP (Accelerated Zone for Accelerated Projects) a été imaginé et mis en place à l’initiative de la Direction Générale au début de l’année 2014 à la suite d’une session collaborative pour définir le plan stratégique FDJ. Son objectif principal est d’accompagner l’entreprise dans ses différentes transformations en apportant une dynamique et de nouvelles approches collaboratives pour traiter plus efficacement les problématiques complexes et transverses rencontrées, notamment dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie.

Les deux premières années ont permis d’ancrer le dispositif dans le fonctionnement de FDJ, en faisant de lui un outil reconnu de support et d’accompagnement des métiers dans leurs travaux organisationnels, stratégiques et opérationnels.

 Les deux années suivantes ont été placées sous le signe de l’ouverture vers de nouvelles méthodologies, outils pratiques, profils variés de facilitateurs, ce qui a permis d’élargir le spectre des sujets adressés par les métiers, mais aussi d’asseoir l’AZAP comme un levier de transformation essentiel de l’entreprise ; l’un de ses actifs immatériels.

Depuis quatre ans, l’AZAP a aussi joué un rôle majeur dans l’essaimage de pratiques nouvelles, de fonctionnements, de savoir-faire, de postures pour développer plus largement les logiques collaboratives en interne, contribuant de fait au renouvellement souhaité de la culture d’entreprise. » Marion van Bommel, Lab AZAP, FDJ.

« Nous n’avions pas forcément d’attentes, nous répondions à un besoin des collaborateurs de disposer de ce type d’espace où les règles sont différentes, où l’on peut travailler autrement, où l’on échange et créé des liens avec d’autres… » Zeineb Chaabane, BercyLab.

« L’idée était de créer un espace qui permette de traiter, sur un mode collaboratif, des sujets qui impliquent beaucoup de métiers différents. Ce en un temps record. » Christian Daumarie, Lab Technip

Quels conseils pour un futur opérateur cherchant à concilier son ambition et ses moyens ?

« 1.Tester le lab sur des cas pilotes, des projets stratégiques de préférence, afin de démontrer la plus-value business le plus rapidement possible et d’avoir des sponsors qui y croient assez pour investir.

2. Définir une vision ambitieuse avec un sponsor stratégique mais y aller step by step, pour évaluer le besoin progressivement et mettre en place la structure adéquate .Il vaut mieux démarrer dans un secteur « pilote » et étendre ensuite au reste de l’entreprise que de partir sur une structure globale difficile à dimensionner sans expérience.

3. Prévoir dès le début  le temps et les ressources pour travailler sur feedbacks des utilisateurs du lab, pour élaborer la communication basée sur la plus-value business du lab ; c’est un vecteur fort développement.

4. Former au plus tôt des collaborateurs internes pour pousser l’initiative en interne et élaborer un business model intéressant » Anne-Sophie Bianne, Smart Collab, Airbus

« 1. Etre appuyé d’un sponsorship engagé, fort et haut placé dans la hiérarchie/organisation de l’entreprise

2. Donner rapidement des preuves/résultats de ce que ce type d’approches permet de faire même à petite échelle

3. Donner à voir : visualisation [des travaux réalisés, en cours et à venir]

4. Faire en sorte que les premiers clients internes soient des directeur.rice.s généraux pour lancer la dynamique, montrer l’exemple et prouver le sponsorship fort » Marion van Bommel, Lab AZAP, FDJ.

« La logique, en mettant un lieu d’expérimentation à disposition, est d’être dans l’expérimentation. On commence petit, on mène quelques expériences, on réajuste et réitère au fur et à mesure sur son dispositif, et on adapte les moyens en conséquence et en fonction des besoins », Zeineb Chaabane, BercyLab.

« Il faut bien communiquer le concept et les objectifs que l’on se donne. Il faut rester pragmatique dans cette communication et s’assurer que le lab est utilisé pour ce qu’il est prévu. Il est extrêmement important de s’attacher à démontrer, avec des critères objectifs, l’efficacité du lab – en quoi il augmente la performance de l’entreprise. » Christian Daumarie, Lab Technip

Publication proposée et témoignages recueillis par Nina Valin.

Cet article de Codesign-it! est mise à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International.

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